Les Verts

Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 14:57

Cécile Duflot parle religion vertement

interview par Jean-Pierre Denis et Philippe Merlant
 

ENTRETIEN. Cécile Duflot a appris le militantisme à la Joc et à réussi un pari impossible : rassembler les Verts. Pour La Vie elle livre des confessions inattendues.

À la veille du Sommet de Copenhague et à 110 jours des régionales, Cécile Duflot, 34 ans, est devenue incontournable. Depuis le succès d’Europe Écologie aux européennes de juin (16,28 % des voix), la jeune patronne des Verts, candidate à la présidence de l’Île-de-France, a pris une stature nouvelle. Rencontre avec une presque « catho de gauche » qui entend concilier une haute ambition pour l’écologie politique avec une certaine modestie.

Formée à la Joc, êtes-vous une « catho de gauche » ?

Cela fait partie de mon éducation. Et la gauche, et la culture catholique. Une culture particulière puisque j’avais des copines à la Joc qui faisaient le ramadan.
Il y avait une dimension d’éducation populaire très forte, plus encore qu’une dimension religieuse, même si l’animateur de notre groupe était prêtre. J’ai aussi fait ma confirmation : je voulais retrouver mon autonomie de décision, puisque je n’avais pas choisi moi-même d’être baptisée.

Qu’est-ce que vous avez gardé de ce parcours ?

D’abord des valeurs : l’expression « catho de gauche », je l’associe à la solidarité, au partage, à l’éthique de responsabilité. J’ai aussi conservé un attachement au dialogue interreligieux, l’absence d’une vérité absolue, le goût d’un apprentissage de la différence. Enfin, je garde le souvenir d’une vraie joie de vivre.

Et le questionnement spirituel ?

Il était vécu d’abord dans la pratique : comment gérer les conflits entre nous ou la question de la jalousie… J’en ai aussi gardé cette conviction qu’on ne peut pas affirmer les valeurs de générosité de l’Évangile et avoir, dans sa vie quotidienne ou sa pratique professionnelle, des attitudes totalement disjointes. On ne peut pas entendre « Aimez-vous les uns les autres » et être raciste ! La fidélité à cet engagement se mesure pour moi plus en actes que dans de belles paroles ou le fait de communier le dimanche.

Et la relation avec l’Église ?

Avec le précédent pape comme avec celui-ci, j’ai un vrai désaccord sur les questions de mœurs. J’accepte qu’il y ait là-dessus des sensibilités différentes, mais je ne supporte pas l’hypocrisie. Sur le mariage des prêtres, par exemple : il est légitime que certains souhaitent vivre en couple et avoir des enfants. D’ailleurs, beaucoup l’ont fait, et il y en a probablement un parmi mes ancêtres. Comme on l’exprimait du temps de ma grand-mère, « ça se savait, mais ça ne se disait pas ! » Mon problème est là : dans cette discordance entre les discours et les actes.

Cette discordance n’est-elle pas inévitable en politique aussi ?

Jusque-là, j’ai l’impression que non. Et si j’ai un jour le sentiment que je n’y arrive pas, j’arrêterai. Je le dis d’autant plus fortement que je fais aujourd’hui de la politique à un certain niveau. Une grande partie des citoyens n’est plus dupe de la langue de bois et de l’hypocrisie : les députés qui donnent des leçons sur les valeurs familiales et sont à la limite du harcèlement avec les assistantes parlementaires, ça me hérisse le poil…

Les catholiques votent plus à droite qu’avant. Pourquoi, selon vous ?

Il était plus facile de s’assumer catho de gauche après Vatican II qu’aujourd’hui. Force est de constater que ce que j’ai vécu dans et en marge de l’Église existe moins. On s’est montré très excluant vis-à-vis de ceux qui souhaitaient une pratique moins dogmatique, plus ouverte, plus militante, plus dans le dialogue interreligieux…

Pourquoi les politiques français ont-ils peur de parler de religion ?

Je ne suis pas complexée là-dessus : la preuve, j’en parle avec vous ! Mais j’en parle à titre personnel. Dans mon engagement politique, je suis absolument laïque. Il faut disjoindre la question de la foi, sa relation personnelle avec une certaine transcendance, de celle du rôle des Églises.

Est-ce que l’Église, dans un pays laïque comme la France, a quelque chose à dire dans le débat public ?

Je ne sais pas très bien ce que c’est, l’Église catholique : parle-t-on de l’ensemble des croyants ? Mais on ne sait pas ce qu’ils pensent car l’Église n’est pas une institution démocratique. Cela dit, pour moi, tous les corps constitués ont vocation à s’exprimer dans le débat public. Les religions aussi. Mais elles n’ont pas plus de voix que d’autres. Elles ne sont pas plus légitimes au prétexte qu’elles seraient liées à une dimension transcendante.

Les Verts ne sont-ils pas antilibéraux sur l’écologie et ultralibéraux sur les mœurs ?

Non, ils ont plutôt une éthique de l’autonomie et de la responsabilité : les individus sont libres de leurs choix sous réserve qu’ils les assument. Mais ça ne veut pas dire qu’on peut faire n’importe quoi n’importe comment. Ainsi, les Verts ont instauré la parité hommes-femmes dans leurs statuts, ce qui n’est pas une position très « libérale » ! Les sujets relatifs aux mœurs et à l’éthique doivent surtout être mis en débat, car on est toujours sur la limite.

En même temps, il y a un moment où il faut savoir dire oui ou non ?

C’est oui ou non, mais parfois aussi avec des conditions. La question des mères porteuses fait débat : certains pensent qu’utiliser le ventre de quelqu’un porte atteinte aux droits des femmes, d’autres que chaque femme dispose d’une liberté totale sur son corps, y compris celle de porter un enfant pour une autre si elle le veut. Moi-même, je n’ai pas d’avis définitif. Instinctivement, j’ai tendance à penser que c’est une chose un peu énorme. Mais j’ai vu des femmes d’autres pays parler de leur expérience de manière très naturelle, j’ai entendu un enfant dire d’une femme : « Sa poche à bébé ne marche pas, alors maman lui prête la sienne. » Et ça me fait réfléchir. Comme c’est émotionnellement délicat, il faut essayer de mettre de la froideur, de l’expérience et de l’objectivité dans ce débat. Si je devais prendre une décision, je commencerais par organiser des conférences de citoyens qui s’engagent à réfléchir sur la question, qui écoutent des experts, des représentants d’associations… Tout cela aide à faire émerger une position intelligente.

Sur la question de la fin de vie, faut-il rouvrir le débat ?

L’absence de clarté retombe sur le personnel médical. On laisse la responsabilité à des gens qui n’ont pas la légalité pour eux. Je souhaite qu’on affronte les réalités sans trop d’idéologie. André Gorz, que j’estime beaucoup, a fait le choix du suicide avec sa femme. Mais pour mon grand-père, qui est mort très vieux, très affaibli, je n’ai pas ressenti qu’il aurait été mieux pour lui que ça s’arrête plus tôt.

Faut-il une loi sur la burqa ?

Une telle tenue est une agression vis-à-vis des autres et de soi-même. Je crois en l’émancipation des femmes, qui passe par la mixité. Tout ce qui contribue à les priver d’éducation ou de relations normales avec le reste de la population me semble un danger. Mais, intuitivement, je ne crois pas que la bonne solution soit législative, car je crains toujours que ce soit une manière de mettre un problème « hors de la vue ».

L’embellie se confirme pour les Verts. Comment l’expliquez-vous ?

Par la dynamique de rassemblement qui se poursuit et s’élargit. Peut-être aussi nous est-il reconnu une façon différente de faire de la politique. Ce n’était pas facile, pendant la campagne, de continuer à parler d’Europe et d’écologie quand tout le monde déviait sur Sarkozy. Il y a eu des moments de doute, mais on avait fait un choix simple et il fallait s’y tenir en respectant cette élection et les électeurs. En même temps, je me disais que si le résultat final était mauvais, ça voulait dire que les gens appréciaient le marketing politique… et que ça n’était pas fait pour moi ! On a aussi rendu crédible le fait que la réponse à la crise est d’abord écologique.

Certains militants que les conflits internes aux Verts avaient fait fuir reviennent. Est-ce une dimension importante de la vie d’un parti ?

Oui, le climat est important. Il y avait peu de causes politiques et beaucoup de raisons interpersonnelles dans nos divisions. Mais quand on ne résout pas les problèmes interpersonnels, on ne peut pas régler non plus les problèmes politiques. Personnellement, je n’ai pas peur du conflit, mais j’aime quand on en sort. Et j’ai peut-être aussi un certain art pour trouver le point de compromis acceptable.

Les Verts ne sont-ils pas toujours guettés par une rechute ?

Non, je sens que c’est solide, car il y a un réel soulagement de la part des militants. Et une conscience de l’enjeu : on n’a plus de temps à ­perdre. Si nous sommes appelés à plus de responsabilités, il faut être au niveau et disposer des personnes capables de les prendre. Cela nous oblige à rester groupés. Ça ne m’intéresse pas d’avoir raison dans mon coin avec 10 000 adhérents, ce que je veux, c’est qu’on mette en œuvre les politiques qui vont éviter aux générations futures de se fracasser contre le mur.

La conférence de Copenhague risque de s’ouvrir sous de mauvais auspices. Pensez-vous possible de trouver un réel accord politique ?

Plus les jours passent, et plus c’est compliqué. On a l’impression qu’il s’agit surtout de trouver un bouc émissaire, les Américains ou les Chinois, par exemple, pour justifier l’échec à l’avance. La position médiatique de la France semble offensive, mais elle n’est pas en phase avec sa position officielle, qui revient à refuser, comme d’autres pays, les 110 milliards d’euros nécessaires aux pays du Sud. Il est encore temps de peser grâce à la mobilisation citoyenne. Car les citoyens ont compris plus vite que leurs dirigeants les enjeux liés au réchauffement climatique.

N’est-ce pas un paradoxe que sur le Grenelle de l’Environnement ou la taxe carbone la droite fasse mieux que l’ex-gauche plurielle ?

Il faut être lucide sur les difficultés que nous avons connues dans l’ex-gauche plurielle. Le Parti socialiste et l’UMP sont tous deux infusés par la logique du productivisme. Mais l’écologie politique me semble contradictoire avec certaines valeurs de droite : la compétition, le refus du partage des richesses, le « travailler plus pour gagner plus », « chacun peut s’en sortir s’il le veut »… Elles sont d’ailleurs à mes yeux antithétiques avec les fondamentaux de la foi chrétienne. Peut-être certains estimeront-ils que je n’ai pas le droit de dire ça dans la mesure où je ne vais pas à la messe tous les dimanches ? En même temps, je connais bien les Évangiles car je les ai lus et je reste très sensible à leur esprit.

Par Jeff - Publié dans : Les Verts
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 14:55
Le député Verts Noël Mamère a jugé digne d'une "république bananière" le cumul de fonctions d'Henri Proglio, "un proche du président de la République", à la tête d'EDF et du conseil d'administration de Veolia Environnement.

"En fait, on sait très bien que M. Proglio a voulu garder un contrôle sur Veolia non seulement pour le marché de l'eau mais aussi parce qu'il aurait perdu près d'un million d'euros de stocks options", a affirmé M. Mamère sur France Inter.

"C'est une provocation, c'est une insulte à tous ceux qui aujourd'hui basculent dans le chômage et qui ont tant et tant de difficultés pour joindre les deux bouts", a-t-il ajouté.

Selon le député de Gironde, il y a "du point de vue du droit, du point de vue de la morale, un problème à ce que la même personne cumule des fonctions dans une très grande société privée et à la tête d'une société publique".

Mais "c'est tout à fait typique du sarkozysme", a-t-il enchaîné parlant également de "république bananière". "M. Proglio est un proche du président de la République, donc après l'hyper-président nous avons l'hyper-manager".

Quant aux visées de M. Proglio sur Areva, il a jugé que le futur PDG d'EDF "vu sa gourmandise insatiable, est en train de liquider purement et simplement, avec la complicité de l'Elysée, Mme Lauvergeon dont les jours sont sans doute comptés à la tête" du groupe nucléaire français.

"C'est surtout que le lobby nucléaire, contrairement à ce qu'il nous raconte, a beaucoup de difficultés", a-t-il aussi jugé évoquant les "gros problèmes" rencontrés selon lui par le réacteur EPR à l'étranger.

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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 14:53
Les Amis d’Europe Ecologie, présidés par Gabriel Cohn-Bendit, se réunissent demain pour esquisser les contours de la « maison commune » écologiste de l’après-régionales.

Demain, ça va jaser au Petit Journal Montparnasse, à Paris ! Les Amis d’Europe Ecologie, cette association créée après le succès de la liste d’Europe Ecologie (EE) aux européennes, ont en effet décidé de s’y retrouver en formation quelque peu orchestrale afin de préparer l’après-régionales… Dans la perspective, bien sûr, de 2012 et avec une ambition joliment évoquée en sourdine : faire la jonction entre ce groupement et la structure qui pourrait lui succéder.

Parmi ses membres figurent dès à présent des membres du Modem ou des personnalités comme Franck Laval (Ecologie sans frontières), qui avait conseillé Nathalie Kosciusko-Morizet lors du Grenelle de l’environnement. Lors de la dernière journée des Amis d’EE, le 27 septembre, son président, Gabriel Cohn-Bendit, dit « Gaby », le frère aîné de « Dany », avait reçu le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, cofondateur de Génération écologie en 1991. Un fait qui n’avait pas manqué de susciter des remarques plus ou moins acerbes de la part de plusieurs cadres Verts, dubitatifs face au « recentrage » d’Europe Ecologie.

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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 17:35


Communiqué de presse

Le 10 juin 2009

Merci à vous !

 

Ce dimanche 7 juin 2009, avec 1034 voix, soit 15,03% des suffrages exprimés, vous avez permis aux Verts et écologistes d’Europe Ecologie de réaliser un score historique sur notre ville. Les militants d’Europe Ecologie, associatifs, Verts et élus locaux, vous en remercient chaleureusement.

 

La France s’est réveillée en vert le matin du 8 juin, et c’est un immense espoir que toute une partie de notre population prenne enfin conscience de l’urgence de mettre l’écologie au cœur du champ politique. On ne pourra désormais plus compter sans les écologistes.

 

Ce dimanche 7 juin 2009 a été le jour J de l’écologie politique à Aubervilliers, en France et en Europe. En Ile-de-France, grâce à vos voix, Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, Pascal Canfin et Karima Delli sont élus députés européens et mettront tout en œuvre pour faire appliquer et défendre notre programme: la transformation écologique de l’économie européenne afin de créer 10 millions de nouveaux emplois qualifiés et non délocalisables, la création d'un « bouclier social européen », une agriculture paysanne biologique pour une alimentation saine, une Europe qui investit massivement dans l’éducation, la recherche et la culture, qui lutte réellement contre les paradis fiscaux, etc.  

 

Certes, eu égard au taux d’abstention, il va falloir faire de la pédagogie pour réconcilier l’Europe avec les citoyens. Mais attention, pas de la pédagogie comme l’entendent bien trop souvent nos élites européennes, qui reviennent tous les cinq ans pour expliquer au bon peuple le « Bruxelles pour les nuls » tandis qu’il se sert la ceinture. Non, plutôt le contraire, une pédagogie qui se charge d’aller expliquer à Strasbourg et à Bruxelles ce que c’est de vivre aujourd’hui en France avec un Smic, un RMI ou maintenant un RMA.

 

En tous cas merci à vous toutes et tous, qui avez choisi Europe Ecologie. Merci pour votre engagement, votre soutien, votre vote. Cette campagne partagée a permis notre succès d’aujourd’hui et augure bien de l’avenir de l’écologie politique.

 

Pour nous rejoindre: Comité Europe Ecologie d’Aubervilliers : http://www.europeecologie.fr/node/288

http://www.lesverts-aubervilliers.org

 

Veuillez contacter Benjamin Joyeux, collaborateur des élus Verts, au 06 23 36 14 15 ou Frédéric Garnier, porte-parole des Verts au 06 13 97 25 84.

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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /2009 18:11

Merci aux Albertivillariennes et Albertivillariens qui ont voté pour la liste Europe Ecologie, nous permettant de réaliser un score historique sur la ville, de plus de 15%. 

Par contre, on ne saurait se réjouir d'un taux d'abstention de plus de 72%, montrant que l'enjeu des élections européennes n'a pas mobilisé, ce qui est fort dommage.
 

Découvrez les résultats des élections européennes par bureaux de vote sur Aubervilliers.

Les résultats globaux :

Candidats Nombre de votants  
Jean-Pierre DUBOIS 569 8,27 %
Farid GHEHIOUÉCHE 33 0,48 %
Jean-Marie JULIA 63 0,92 %
Gaspard DELANOÉ 0 0 %
Rolande PERLICAN 0 0 %
Sabine HEROLD 15 0,22 %
Patrick COSSERON de VILLENOISY 0 0 %
Alain MOURGUY 3 0,04 %
Jean-Marc GOVERNATORI 166 2,41 %
Elisabeth BARBAY 9 0,13 %
Axel de BOER 23 0,33 %
Daniel COHN-BENDIT 1034 15,03 %
Michel BARNIER 1144 16,63 %
Jean-Pierre ENJALBERT 102 1,48 %
Omar SLAOUTI 332 4,83 %
Annick du ROSCOAT 35 0,51 %
Jean-Pierre MERCIER 125 1,82 %
Jean-Luc PASQUINET 0 0 %
Dieudonné MBALA MBALA 256 3,72 %
Alain DUCQ 0 0 %
Jérôme RIVIÈRE 187 2,72 %
André LOCUSSOL 5 0,07 %
Françoise CASTANY 70 1,02 %
Patrick LE HYARIC 1204 17,51 %
Marianne RANKE-CORMIER 0 0 %
Harlem DÉSIR 1072 15,59 %
Marielle DE SARNEZ 431 6,27 %
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /2009 17:42

Communiqué -16 avril 2009

 

Les Sénatrices et Sénateurs Verts déposent une proposition de loi relative aux risques sanitaires des ondes électromagnétiques


Nous vivons actuellement dans un environnement où les systèmes de Wifi, Wi-max et la téléphonie mobile sont omniprésents. Les technologies sans fil en pleine expansion se répandent sans évaluation coordonnée des impacts et des risques pour la santé de tous.

Aujourd’hui, la France applique une recommandation de la Commission européenne qui fixe des taux d’émission pour les antennes-relais allant de 41 volts par mètre à 61 volts par mètre en fonction des fréquences. Cette réglementation est de plus en plus contestée par de nombreuses études scientifiques, comme le rapport BioInitiative publié en 2007 par plusieurs chercheurs indépendants.

Plusieurs autorités locales en France et en Europe ont pris conscience du risque sanitaire des ondes électromagnétiques et ont mis en place des réglementations ou des chartes fixant des seuils d’exposition maximum beaucoup plus faibles.

Il est désormais temps d’établir une réglementation plus contraignante pour les opérateurs de téléphonie mobile et plus protectrice pour la santé de nos concitoyens. C’est l’objet de la proposition de loi déposée ce jour par les Sénatrices et Sénateurs Verts.

La proposition de loi prévoit notamment une réduction de l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les antennes-relais de téléphonie mobile à 0,6 volt par mètre au maximum.

Par ailleurs, particulièrement sensible à la souffrance des personnes électro-hypersensibles, Jean Desessard, Sénateur de Paris, met en ligne un blog de discussion permettant aux citoyens de s’exprimer sur ce nouveau problème sanitaire et les invite donc à venir témoigner, à exprimer leurs inquiétudes et leurs attentes sur l’électro-hypersensibilité dans un blog spécialement mis en place à l’adresse suivante :

http://blog-ehs.blogspot.com


Contact : 01.42.34.34.43

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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /2009 12:03

A propos du dernier G 20, voici une fois de plus un excellent édito de Noël mamère. Rien à ajouter! 

G20 ou G VAIN ? La grande fête avant la catastrophe


Edito du 6 avril 2009


Ainsi-soit-il. La messe est dite. Au G2O, nous avons donc assisté à la naissance de la Grande Alliance mondiale pour sauver le capitalisme... Au delà des images, comment peut-on évaluer ce show qui a réuni les dirigeants des vingt plus grands pays de la planète et des institutions financières et politiques mondiales. Pour l’instant, le plus concret tient dans le plan de relance de 1100 milliards accordés au FMI pour abonder l’économie mondiale. C’était la demande d’Obama. Elle a été exaucée sans que l’on sache comment elle sera distribuée, selon quels critères et qui sera concerné dans un marché où le dollar est toujours la monnaie reine.

 

La deuxième "avancée"- conséquence de ce qui précède - serait, nous dit-on, le rôle renforcé du FMI. Si la nouvelle est bonne pour son directeur, Dominique Strauss-Khan, les "états de service" de ce Fonds laissent songeur. Il suffit pour s’en convaincre de faire le compte des États qui ont sombré dans la faillite, dont les services publics on été démantelés, étranglés par les plans d’ajustements structurels de cette institution à laquelle ils ne pouvaient rembourser leur dette. Ce Fonds sera démocratisé, parait-il. Comment ? Qui décidera ? Rien n’est dit. Pire, le non - justifié - au protectionnisme consacre le rôle de l’OMC comme gendarme chargé de faire respecter ... le libre échange et de faire aboutir les négociations du cycle de Doha qui consacrent l’ouverture des marchés agricoles, c’est-à-dire la condamnation à mort de millions de paysans du Sud, exclus du droit à la souveraineté alimentaire.

Last but not least
, la cerise sur le gâteau de ce nouveau capitalisme serait la fin des paradis fiscaux. Une double liste, grise et noire, connue de tous depuis des années, mettrait à l’index ces maisons closes du capital, où l’on blanchit l’argent sale et où l’on échappe au fisc... Les Etats-Unis et la Chine n’ont rien dit sur leurs propres "blanchisseries", tels le Delaware, Macao ou Hong-Kong. Et ce n’est pas demain la veille de la levée du secret bancaire dans des pays (européens) tels que l’Autriche, la Belgique, le Luxembourg ou la City de Londres. Compte tenu de ce constat, le plus étonnant reste donc le concert de louanges qui a accueilli le sommet du G20. Il y aura peut être un plan de relance après ceux annoncées depuis la crise financière. Et alors ? Tant que ce modèle de croissance, fondé sur le pillage des ressources naturelles qui se raréfient au fil du temps, ne sera pas inversé, tant que l’économie ne sera pas réorientée et relocalisée, dans le cadre d’un grand plan de conversion écologique, tant que les richesses ne seront pas redistribuées, les causes profondes de la crise demeureront. Les mêmes maux produiront les mêmes effets. Le G20 n’aura été qu’un show de plus, un épisode du grand storytelling écrit pour les peuples de la planète, dont Barack Obama aura été le maître d’œuvre.

Comme à son habitude, Nicolas Sarkozy a surjoué son rôle, alors que sur le fond il n’a rien obtenu. Contrairement à ce qu’il a voulu faire croire au bon peuple, il n’a pas demandé grand chose de différent qu’une déclaration dont ses sherpas, comme ceux des dix neuf autres chefs d’Etats, connaissaient déjà les termes. Mais que pouvait-il de plus dans une structure politique aussi faible que l’Europe qui n’a pas de politique économique et financière cohérente, au contraire des États-Unis ? On peut, comme nous, ne pas être d’accord avec la relance industrielle d’Obama, mais elle a au moins un mérite : Il parle au nom des États-Unis. Alors que l’Europe, et même la zone Euro, n’arrive pas à créer ce gouvernement économique capable d’adopter et d’appliquer une politique économique à l’échelle du continent. La multiplication des plans de relance nationaux en fait foi. Cette absence de coordination a transformé l’Europe en un nain politique. Obama avait bien des interlocuteurs à Londres, mais ils s’appelaient Hun Jintao, le Président chinois et Lula, le Président brésilien qui, le temps passant, s’assume de plus en plus comme le leader des Etats émergents. Certes, Obama est venu chercher la reconnaissance politique des Européens, mais ce qu’il voulait, avant tout, c’était l’engagement de troupes fraiches pour poursuivre la guerre d’Afghanistan qu’il mène sous la bannière de l’OTAN. Il y a mis le prix en passant un gentleman agreement avec la Turquie devenue le "Monsieur Bons Offices" dans le monde musulman et dans le conflit israélo -palestinien, en accordant un répit à Poutine sur l’Ukraine, la Géorgie et les pays Baltes... Barack Obama n’est ni le Messie ni le Bon Samaritain, il défend les intérêts de son pays et de son industrie.

L’autosatisfaction des Européens désunis risque donc de n’être que de courte durée. Les ouvriers de Caterpillar, de Continental l’ont compris : S’ils ne veulent pas être les dindons de la crise, ils doivent rejeter les semeurs d’illusions qui, comme à Gandrange, leur ont promis qu’ils sauveront leurs emplois. Ils n’obtiendront que ce qu’ils arracheront par eux-mêmes à des groupes sans frontières qui vont là où la main-d’œuvre est moins chère et corvéable à merci. La supercherie de ce "G Vain" a donc été de faire croire, une fois de plus, à une ère nouvelle alors qu’il ne s’agit que d’un énième replâtrage. Le choc des images et le poids des mots ont tenu lieu de politiques publiques.

Le G20 a permis de faire une belle photo de famille, un peu comme sur le Titanic, avant le choc final. Le navire coule mais les invités du bal ne le savent pas encore.

Noël Mamère, le 6 avril 2009.

P.S. 1
 : A Strasbourg, les manifestations auront été d’une violence rare. Le bouclage total du centre-ville ressemblait à celui de Gênes. J’avais alors demandé une commission d’enquête internationale. Cette fois-ci, je renouvelle ma demande, mais au niveau national, d’abord, pour mettre Michelle Alliot- Marie en face de ses responsabilités. Un quartier populaire a été dévasté, des brutalités ont été exercées. Heureusement, il n’y a pas eu mort d’hommes, comme à Gênes, mais la souricière qui voulait contenir les manifestants les plus violents s’est transformée en un piège pour tous ceux qui voulaient simplement dire leur refus de l’Otan .

P.S. 2
 : L’affaire Jadot révèle une nouvelle fois que les nucléocrates sont un État dans l’Etat. Pour protéger leurs secrets ils sont prêts à tout. EDF a beau clamer son innocence, elle a fait appel à une officine de mercenaires qui disposait de tous les pouvoirs pour tenter de nuire à Greenpeace. Yannick Jadot, tête de liste d’Europe Ecologie dans l’Ouest, était le premier visé car il avait la responsabilité des actions sur le terrain. Avec José Bové, Eva Joly, Dany Cohn-Bendit, il fait maintenant partie de cette dream-team de l’écologie qui a fière allure. Si voulez faire rendre gorge à EDF et aux nucléocrates, vous avez une possibilité concrète : élire Yannick et ses camarades au Parlement Européen, en votant pour eux le 7 juin. La campagne d’Europe Ecologie est lancée le 8 avril à Toulouse . C’est là, sur le site d’AZF dévasté que j’avais donné le coup d’envoi de la campagne présidentielle des verts, en 2002... C’est un bon signe !

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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 15:59
Tribune de jean-François Monino publiée dans Aubermensuel de mars 2009:



Autant le Président s’était montré prompt à aider les banques dès les premières heures de la crise, autant la situation insurrectionnelle qui règne aujourd’hui en Guadeloupe, et qui s’étend à la Martinique, la Guyane et la Réunion, l’a fait réagir bien tardivement. Il aura fallu un mort, des affrontements armés, la mise à sac d’une mairie et des pillages dans les magasins pour que Nicolas Sarkozy se décide à recevoir les élus des départements d’Outre-mer. Or notre Président ne nous avait pas habitué jusque là à être avare de discours.

 

Les manifestants guadeloupéens, regroupés sous la bannière du LKP (« lien contre la profitation »), ne font pas l’aumône, ils réclament la fin des injustices sociales qui règnent dans l’île, injustices aux relents coloniaux certains. Quand sur un territoire, le taux de chômage est de 22,7% et le taux de RMIstes de 17,8% (respectivement de 8,1% et de 3,1% en métropole) et que quelques familles de békés (descendants des colons blancs) se partagent tout le tissu économique local, il ne faut pas s’étonner que le peuple se rebiffe. Les pérégrinations lamentables d’Yves Jégo, dont les allers-retours incompris n’auront fait que jeter de l’huile sur le feu, nous ont bien montré qu’elles étaient les priorités du pouvoir. Le président de la République semble souvent être là aux seules fins d’aider ses amis du Medef. Le peuple lui peut attendre.

 

Le pouvoir sarkozyste ferait bien de se méfier. A l’image de ce qui se passe aux Antilles, les habitants de nos quartiers pourraient finir eux aussi par se rebeller, fatigués de payer pour une crise dont ils ne sont nullement responsables.

 

José Bové, candidat d’Europe Ecologie (regroupement des Verts et des écologistes pour les élections européennes de juin prochain) s’est rendu en Guadeloupe à l’invitation du LKP le 18 février dernier.

 

Nous, Verts d’Aubervilliers, lançons notre groupe local Europe Ecologie courant mars 2009. A cette occasion, nous pourrons aborder la question de la situation en Outre-mer et faire un compte-rendu du déplacement de José Bové sur place. Nous vous tiendrons informés.

 

Jean-François Monino

Président des élus Verts  

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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 11:23

A propos de ce qui se passe en Guadeloupe, voici l'excellente tribune de Noël mamère publiée sur son site le 16 février 2009: rien à ajouter.


"Guyane, Guadeloupe, Martinique, Réunion. Par vagues successives, les peuples des dernières colonies de l’Empire se mettent en mouvement pour exiger leurs droits à la dignité et à la justice sociale. La crise et la baisse du pouvoir d’achat ont fédéré les populations contre un pouvoir colonial qui maintient ces territoires dans une marginalisation entretenue depuis des décennies.

La Guadeloupe est aujourd’hui paralysée par une grève générale commencée le 20 janvier et dont les principales revendications sont : l’augmentation du SMIC de 200 euros et de tous les minima sociaux, la baisse des prix, notamment des carburants, le blocage des loyers. En tout, 146 revendications, qui ont été établies par la population, à travers ses organisations syndicales et populaires, réunies dans un collectif LKP ( Liyannaj Kont Pwofitasyon, Mouvement contre l’exploitation ), le plus puissant jamais développé dans l’île.

Le 30 janvier, à Pointe-à-Pitre, il avait réussi à rassembler plus de 65000 personnes, soit à peu près 15 % de la population totale de Guadeloupe. Mais ce mouvement, historique, ne se limite pas à l’exigence d’un plan d’urgence face à la crise, il fédère la colère, au nom du respect, de l’égalité sociale et de la mémoire collective issue de l’esclavage. Les collectifs qui structurent ce soulèvement identitaire, réunissent toutes les générations, toutes les catégories sociales, la plupart des organisations syndicales, associatives et politiques de l’île. C’est comme si toute une histoire, faite d’humiliation rentrée, de demande de réparations passée aux oubliettes de l’Histoire, de rage alimentée par les promesses non tenues, de discours infantilisants et paternalistes, de clientélisme politique et social, ressurgissait contre la domination d’une métropole lointaine qui a su exploiter les terres et les corps, de la période esclavagiste à celle du RMI forcé, sans jamais donner une once de pouvoir réel aux peuples discriminés et dominés par une poignée de familles békés, héritières des colons blancs esclavagistes. Certains de ces entrepreneurs békés en sont encore à « vouloir préserver la race », comme a osé le dire l’un deux au Secrétaire d’Etat à l’Outre-mer. Cet apartheid social et ethnique est d’autant plus insupportable qu’il se conjugue avec un monopole de la production et de la distribution, qui empêche toute émancipation des populations locales. En Martinique comme en Guadeloupe, huit familles contrôlent toute l’économie des îles. A la Guadeloupe, par exemple, le monopole de la distribution de l’essence est contrôlé par la SARA, une filiale de Total dont on annonce dans le même temps à Paris une hausse des bénéfices de 14 milliards.

Ces territoires, dits d’outre mer, ont le plus fort taux de chômage, ils croulent sous la misère, le nombre de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté est trois fois plus important qu’en métropole et on y compte cinq fois plus de érémistes. La vie chère n’est pas un slogan syndical. Alors que les salaires sont en moyenne de 12 % moins élevés qu’en métropole, les prix connaissent des écarts allant de 30 à 80 % pour les produits de première nécessité. Les postes de responsabilités sont trustés par des blancs, reléguant les populations créoles au rôle de sous-fifre. Depuis que le scandale du chlordécone a été identifié, dénoncé et les responsabilités établies, rien n’a été fait pour enrayer ce fléau et juger les coupables...

Les clichés des îles, du soleil, de la mer et du punch, ne résistent pas une minute à l’examen de la réalité. Cela ne pouvait durer indéfiniment. Cette fois- ci, le système craque de partout. Le mépris dont a fait preuve Nicolas Sarkozy, en ne citant même pas le cas de la Guadeloupe, en grève depuis trois semaines, dans son long monologue de plus de 90 minutes, est l’indice supplémentaire de l’irrespect des autorités françaises, ressenti comme du mépris et de l’humiliation. Le rappel à Paris du sous-ministre Jégo, qui s’était pourtant engagé au nom de l’Etat à conclure un accord avec le collectif, a fait déborder le vase. Visiblement, la seule tactique du patronat local et de l’Etat français, est de jouer le pourrissement du mouvement pour, ensuite, réprimer, peut-être dans le sang, ce mouvement populaire sans précédent.

Elie Domota, qui connaît son histoire, a d’ailleurs réclamé justice et vérité sur les massacres de mai 1967, qui avaient fait 120 morts et qui s’étaient conclus par le jugement inique des militants indépendantistes. La manifestation de samedi dernier, au Moule, rassemblait des milliers de personnes, dans une marche en hommage aux cinq ouvriers de la canne à sucre, tués le 14 février alors que, comme aujourd’hui, ils réclamaient une augmentation de salaire.


La question de la mémoire est une donnée de la politique antillaise, pour le pouvoir et les békés, comme pour les créoles. A peine quelques mois après l’enterrement en grande pompe d’Aimé Césaire, on essaye d’enterrer ce mouvement, en l’étouffant, en l’isolant, en le réprimant, comme les politiciens de la métropole l’ont toujours fait. Mais cette fois, la coupe est pleine pour ceux qui se sentent en permanence insultés par une politique discriminatoire ancrée dans leurs mémoires. Ils en ont assez de ces vexations permanentes , imposées par les héritiers de la traite négrière, que ce soient les patrons békés, les autorités coloniales, les préfets, les gendarmes et les ministres turbos. L’humiliation a un prix. C’est ce que nous dit cette révolte qui vient de loin. Ce prix, c’est celui du droit de réparation, de la dette écologique, humaine, sociale, due par le pouvoir colonial aux territoires d’Outre-mer. Un plan de réparation devrait non seulement entériner les revendications légitimes du collectif mais encore créer les conditions d’un alter développement des îles, pour en finir avec l’économie dépendante de la rente, le pouvoir d’une caste, les prébendes et la corruption. Sortir du colonialisme, c’est sortir de la tutelle parisienne et de la spoliation généralisée, c’est respecter le droit à l’autodétermination, quelle qu’en soit la forme décidée par les populations locales.

Au moment même où Obama incarne la longue marche pour les droits civiques des fils et des filles d’esclaves, la révolte citoyenne se généralise dans les confettis de l’Empire. Les tambours grondent et rappellent la phrase de Frantz fanon, l’enfant de la Martinique, qui s’engagea dans les rangs du FLN Algérien : « Nous nous sommes mis debout et nous avançons maintenant. Qui peut nous réinstaller dans la servitude ? » Devant ce soulèvement de la dignité, la réponse de Sarkozy apparaît comme dérisoire et à contretemps. Il envoie des escadrons de gendarmerie et des médiateurs sans autre pouvoir que de tout faire pour ne pas céder devant les revendications légitimes d’un peuple uni, debout et qui résiste.

« La Guadeloupe est à nous/ La Guadeloupe n’est pas à vous/ Vous ne pourrez plus faire ce que vous voulez/ Dans ce pays qui est le nôtre »... Nos concitoyens ultramarins ne veulent plus être "considérés comme des chiens". Aujourd’hui, les « chiens » se lèvent et ont décidé de mordre."


Noël Mamère, le 16 février 2009

Par Jeff - Publié dans : Les Verts
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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 11:18

Tribune publiée également ici:


Sous prétexte de relance de l’économie, Nicolas Sarkozy a fortement affaibli les règles encadrant l’attribution des marchés publics. C’est un nouveau coup porté à la transparence des décisions politiques et au-delà, au fonctionnement des instances démocratiques de notre pays. En effet, la nouvelle réforme du code des marchés publics permet dorénavant à un maire ou un président de communauté d’agglomération de passer une commande publique jusqu’à 5 150 000 € (contre 206 000 € avant la réforme) en toute opacité, sans passer devant une Commission d’appel d’offres, c’est-à-dire sans consultation des élus.


A Plaine Commune, les différents groupes politiques, lors du Conseil communautaire en date du 27 janvier 2009, se sont prononcés à l’unanimité pour garder les procédures de marché telles qu’elles existaient avant la réforme. Ainsi, il a été décidé le maintien de procédures assurant les règles d’ « égalité de traitement des candidats », de « transparence des procédures » et du principe de « liberté d’accès à la commande publique », tels que définis par l’article 1 du Code des marchés publics.


Les garanties de transparence dans l’attribution des marchés sont donc toujours valables au sein de notre instance. Tous les marchés publics de Plaine Commune, entre 206 000 euros et 5 150 000 euros, continueront à passer obligatoirement par la Commission d’appels d’offres et par le bureau délibératif qui lui seul autorisera le président à signer un marché.


Notre groupe a bien entendu soutenu la décision prise par Plaine commune, mais a surtout souhaité qu’en 2009 les commandes publiques fassent une plus large part aux achats éco-responsables, prennent en compte la territorialisation des marchés et favorisent l’élargissement des clauses d’insertion. Il y va de la protection de notre environnement, de la sauvegarde de la biodiversité et de la création d’emplois durables pour tous sur notre territoire.


Pour les conseillers communautaires de notre groupe, la transparence des décisions est un principe fondamental et incontournable. La crise financière, économique et sociale grave que nous traversons ne saurait justifier un retour aux anciennes pratiques qui ont tant entaché la vie politique par le passé, générant favoritisme et opacité. Ainsi, quelles que soient les futures décisions gouvernementales en la matière, nous continuerons à nous battre pour renforcer les pratiques démocratiques en matière de commandes publiques.


Jean-François Monino

Conseiller Communautaire,

Membre de la Commission d’Appel d’Offre

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Par Jeff - Publié dans : Les Verts
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