Environnement

Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 14:59

Le prix Pinocchio dénonce les faux verts

Bolloré, Total et EDF sont pointés du doigt par Les Amis de la Terre

Le groupe Bolloré est dénoncé pour les conditions de travail de sa filiale de plantation d'huile de palme.

Le groupe Bolloré est dénoncé pour les conditions de travail de sa filiale de plantation d'huile de palme.

Photo : AFP

Les entreprises communiquent sur le développement durable, mais leurs pratiques ne sont pas toujours à la hauteur. C’est ce que dénoncent les Prix Pinocchio, décernés hier par Les Amis de la Terre, à l’issue d’un vote de 7 500 internautes.
Le groupe Bolloré est lauréat dans la catégorie droits humains, pour les mauvaises conditions de travail dans la plantation d’huile de palme de sa filiale Socapalm, au Cameroun.
Le prix environnement dénonce le projet « polluant et archaïque » de Total dans le champ pétrolier de Kashagan, au Kazakhstan.
Enfin, EDF est pointé du doigt pour « greenwashing », car sa campagne de communication « changer d’énergie ensemble" a coûté plus que son budget de recherche pour les énergies renouvelables.
Ce Prix fait déjà changer des choses : le Crédit agricole, nominé cette année, a revendu des actions de l’entreprise Dongfeng, fournisseur des militaires birmans.

Par Jeff - Publié dans : Environnement
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 10:57


Communiqué de presse du 12 février 2009


Total annonce un bénéfice historique en 2008, 13,9 milliards d’euros soit une progression de 14%, grâce à la flambée du prix du pétrole (97 dollars le baril en moyenne avec une pointe à 147 dollars). La patronne du Medef s’en réjouit et trouve la nouvelle "formidable".

Comme l'a écrit Nicolas Hulot, nous sommes en plein syndrome du titanic. Pendant que le bateau coule, l'orchestre continue à jouer de la musique...

Martin Hirsch en appelle à la bonne volonté de la compagnie pétrolière et lui demande de créer des emplois. Appel vain et dérisoire!


Tout le monde, MEDEF compris, a trouvé normal les aides publiques aux banques ou au secteur automobile en difficulté. La logique voudrait qu'inversement des bénéfices records tels ceux qu'annonce Total soient frappés d'une taxation exceptionnelle.


Le produit de cet impôt sur les bénéfices dépassant un certain seuil pourrait permettre de créer des emplois, de réduire notre dépendance au pétrole et notre empreinte écologique. Il faudrait l'affecter au subventionnement de l’isolation des logements, des énergies de substitution et des moyens de transports alternatifs à la route.


Il est temps que la France se désintoxique du pétrole et réinvestisse les richesses du pays pour préparer la conversion écologique de son économie.


Jean-Louis Roumégas et Djamila Sonzogni,
Porte-parole

Par Jeff - Publié dans : Environnement
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /2009 16:03

Note que j'ai présentée au Bureau municipal le 2 février 2009

Signature de la convention Compte à rebours 2010 pour la défense de la biodiversité


En 2006, un rapport de l’Union internationale pour la Conservation de la nature a démontré une nouvelle fois que le développement de la civilisation humaine est en train de ravager un des plus grands trésors de notre planète, la biodiversité. L’exploitation croissante des ressources naturelles à des fins commerciales détruit sous nos yeux et à une vitesse alarmante toute la diversité du vivant.

La biodiversité, contraction de « diversité biologique », désigne la variété et la diversité du monde vivant. Dans son sens le plus large, le mot est quasi synonyme de « vie sur terre ». Le
Programme des Nations Unies pour l'Environnement a d’ailleurs annoncé le 12 novembre 2008 la création d'un groupe intergouvernemental d'experts sur la biodiversité, qui sera probablement nommé Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES)[], sur le modèle du GIEC qui s'occupe du climat.

Ainsi, la défense de la biodiversité apparaît comme un enjeu écologique majeur du XXIe siècle, sans doute aussi déterminante pour l’avenir de notre planète et de l’humanité que la lutte contre le réchauffement climatique.

La biodiversité n’est pas seulement nécessaire à la survie des autres espèces, de la faune et de la flore, mais également essentielle à la survie de l’espèce humaine. Des engagements politiques forts et à tous niveaux, du local au global, sont donc essentiels pour tenter de mettre fin à la perte de la biodiversité.

En 2002, les chefs d’Etat se sont engagés à « réaliser, d’ici 2010, une réduction significative du taux actuel de perte de la diversité biologique » dans le cadre du Sommet mondial sur le développement durable. Cet ambitieux objectif 2010 de la biodiversité est un pas historique dans la bonne direction.

Depuis de nombreux rapports scientifiques ont confirmés la gravité de la situation : Le Millenium Ecosystem Assessment (l’évaluation des écosystèmes pour le Millénaire) a constaté le déclin de presque deux tiers des services des écosystèmes dans le monde. La liste Rouge de l’UICN (Union mondiale pour la nature) compte plus de 16.000 espèces menacées et la moyenne de variété d’espèces s’est réduite de 40 au cours des trente dernières années. Le Global Biodiversité Outlook en a conclu que, pour parvenir à atteindre l’objectif 2010 de la biodiversité « des efforts supplémentaires sans précédent s’imposent aux niveaux mondial, régional et local».

En Europe, plus de 200 partenaires dont les gouvernements nationaux et locaux, les organisations non gouvernementales et les entreprises ont relevé ce défi. Ils ont formé le programme Compte-à-rebours 2010, immense réseau de partenaires qui coopèrent dans la lutte commune contre les causes de la perte de la biodiversité. Chaque partenaire s’engage à entreprendre des efforts supplémentaires dans le cadre de l’objectif 2010 de la biodiversité. Leur action contribue à préserver la biodiversité.

Ainsi des collectivités territoriales, conseils régionaux, généraux, communautés d’agglomération et communes commencent à s’engager un peu partout à signer la déclaration Compte à rebours 2010 (Countdown 2010 en Anglais, en pièce jointe) et à proposer des actions locales ou plus larges contribuant à défendre la biodiversité. Pour le moment, dans le département de Seine St Denis, seul le Conseil général a signé la déclaration Compte à rebours 2010.

-C’est dans ce cadre que nous, élus Verts d’Aubervilliers, souhaitons que la municipalité albertivillarienne soutienne cette démarche en signant la déclaration comte à rebours 2010
[1] et propose des actions ponctuelles en faveur de la défense de la biodiversité.  Cela inclut la présence d’un(e) de nos élu(e)s à la cérémonie officielle avec l’ensemble des élus franciliens signataires de cette déclaration, en présence de la presse et de photographes, le 20 janvier prochain à 9h, dans les locaux de Natureparif, 84 rue de Grenelle, 75007 Paris.

-Une première action pourrait être de recevoir à Aubervilliers le collectif "Semons la Biodiversité", à l’image de ce qui s’est fait à la Mairie de Paris les 27 et 28 octobre 2008[2], en acceptant publiquement de conserver des sachets de semences paysannes remis par ce collectif à la mairie. Cette action sera précisée plus explicitement lors d’une prochaine note sur les jardins partagés.

En effet, tous les échanges de semences paysannes, même à titre gratuit, sont interdits par la législation française alors qu'ils sont indispensables à la survie de la biodiversité cultivée en premier lieu par les paysans. Ceux qui font partie de ce collectif refusent de payer des royalties à l'industrie semencière : ils se rendent de ce fait coupables de contrefaçon et toute personne acceptant de recevoir ces semences devient coupable de recel d'une contrefaçon. La Mairie d’Aubervilliers, en les soutenant, tout comme l’a fait la mairie de Paris, contribuerait ainsi à la lutte pour la défense de la biodiversité.

  


[1] Sur le site www.countdown210.net

[2] Voir à l’adresse suivante : http://www.semonslabiodiversite.org/

 

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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 14:09

 

L’Agenda 21

à Aubervilliers

 

Bureau municipal du 19 janvier 2009

Rapporteur : Jean-François Monino

Premiers éléments de cadrage

 

I)                    Les grandes tendances contemporaines

 

Comment continuer de vivre dans un système économique globalisé se basant sur une croissance infinie de la production sur une planète dont les ressources naturelles sont limitées ? C’est la grande question de notre temps, celle du défi écologique.

 

Au rythme actuel, l’humanité, pour soutenir la croissance de son économie, opère des prélèvements sur la biosphère si importants et si rapides que la capacité de régénération du milieu naturel n’est plus possible. Les terres arables, l’eau, les énergies fossiles, etc., se raréfient, tandis que le nombre d’habitants de cette planète continue à augmenter. Et si l’ensemble des êtres humains souhaite vivre selon le mode de vie américain, il ne faudra pas moins de 9 planètes semblables à la Terre pour assurer leur consommation. Pour une vie à l’Européenne, ce sera déjà 5 planètes. Or, jusqu’à preuve du contraire, nous n’en avons qu’une seule.

 

La hausse brutale et importante du prix du baril de pétrole au cours de l’année dernière (150 dollars en juillet 2008) a montré toute la fragilité du système. Elle n’était qu’un signe avant-coureur de la crise économique et écologique globale, dont les premiers symptômes graves s’observent depuis quelques mois.

 

Fonte des glaciers, élévation du niveau des océans, tornades, cyclones et autres ouragans en augmentation, ces phénomènes sont dus au réchauffement global de la température à la surface du globe. Et il ne fait guère plus de doute, hormis peut-être pour Claude Allègre, les experts du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, créé en 1988 et mandaté par les Nations Unies) en tous cas le confirment, que ce réchauffement est la conséquence de l’activité humaine, pratiquant toujours plus la combustion d’énergie fossile pour ses besoins, transports et chauffage essentiellement.

 

Ce dérèglement généralisé de l’ordre naturel peut provoquer également des effets sociaux dramatiques. Ainsi tout au long de l’année 2008, on a pu observer des phénomènes que certains croyaient pourtant ne plus jamais avoir à observer au 21ième siècle, des émeutes de la faim, au Mexique, en Afrique ou encore en Haïti, pour cause de pénuries de céréales. Celles-ci sont générées par la hausse du prix des matières premières, conséquence directe de la raréfaction des ressources due à l’activité humaine. La boucle est bouclée. Nous n’avons jamais créé autant de richesses dans l’histoire de l’Humanité et celles-ci n’ont jamais été aussi mal réparties.    

 

Et il n’y a pas que le réchauffement climatique. L’activité humaine constitue également un grave danger pour la biodiversité, qui a tendance à se réduire comme peau de chagrin : la faune et la flore perdent leur habitat naturel du fait du morcellement des espaces par les infrastructures, routes, voies ferrées, aéroports, et la croissance exponentielle des villes.

 

La perte de certains de ces espaces naturels signifie également la perte de terres, de zones d’habitation pour des communautés rurales. En Inde, en Chine, en Indonésie, au Brésil, dans tous ces pays dits « émergents » ou « en voie de développement », qui veulent prendre part avec nous au grand banquet des pilleurs de la nature, des habitants se font chasser de leurs terres au nom du « progrès » économique. Ils viennent ainsi augmenter le contingent des laissés-pour-compte de la Globalisation, vivant dans des conditions misérables dans les favelas, slums et autres bidonvilles aux portes de gigantesques métropoles dans lesquelles se loger, se nourrir, respirer, devient mission impossible.

 

Qualité de notre environnement et bien être pour tous vont de paire. Or ce sont principalement les pays riches qui continuent de piller sans vergogne les ressources naturelles et les premières victimes de ce comportement irresponsable sont les plus précaires parmi leur population et tous les autres dans les pays du Sud, qui, de plus, se heurtent à des murs de plus en plus hauts au Nord lorsqu’ils cherchent à fuir la misère.

 

I)                    Genèse de l’Agenda 21

 

La Communauté internationale a tout de même pris conscience de ce sombre constat et a cherché à se doter d’outils pertinents pour répondre à ce défi majeur de la crise écologique. Ainsi, dès 1970, le Club de Rome tout d’abord, dans son rapport historique « halte à la croissance », cherche à faire prendre conscience aux dirigeants du monde de l’impasse d’une croissance économique infinie pour assurer la consommation de l’espèce humaine.

 

Pour la première fois, réagissant à ce rapport, la Conférence mondiale des Nations Unies sur l’Environnement se réunit alors à Stockholm en 1972. A cette occasion est créée la Commission Mondiale pour l’Environnement et le Développement, présidée par le premier ministre norvégien de l’époque, madame Bruntland. Un fameux rapport, dit « rapport Bruntland », est alors publié en 1987 et une de ses idées fortes est la nécessité du principe « penser globalement, agir localement ». Il en ressort également pour la première fois en France le concept de « développement durable ».

 

Il s’agit d’ « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

 

C’est une nouvelle conception de l'intérêt public, appliqué à la croissance et reconsidéré à l'échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects écologiques et culturels généraux de la planète

 

Ensuite, du 3 au 14 juin 1992, un deuxième Sommet de la Terre se réunit à Rio de Janeiro, au Brésil, en présence de 173 chefs d’Etat et de Gouvernement, qui consacre le concept de développement durable. Celui-ci doit être capable de concilier trois « piliers » : « le progrès économique, la justice sociale, et la préservation de l'environnement ». C’est lors de cette conférence historique qu’est adopté l’Agenda 21, plan d'action pour le XXIe siècle.

 

II)                  L’Agenda 21 local

 

A-     Les principes

 

Doté de 40 chapitres, l’Agenda 21 décrit les secteurs où le développement durable doit s’appliquer dans le cadre des collectivités territoriales. Il formule des recommandations dans des domaines aussi variés que :

 

-la santé

-le logement

-la pollution de l'air

-la gestion des mers, des forêts et des montagnes

-la désertification

-la gestion des ressources en eau et de l’assainissement,

-la gestion de l’agriculture

-la gestion des déchets

-la pauvreté

 

Les collectivités territoriales sont appelées, dans le cadre du chapitre 28[1] de l’Agenda 21 de Rio, à mettre en place un programme d’Agenda 21 à leur échelle, intégrant les principes du développement durable, à partir d’un « mécanisme de consultation de la population » : c’est ainsi que naît l’Agenda 21 local.

 

En France, la démarche Agenda 21 des collectivités territoriales s’appuie également sur des fondements législatifs :

 

-loi Voynet, 1999

-loi sur la coopération intercommunale, 1999

-loi d'orientation agricole (LOA), 1999

-fameuse loi SRU (solidarité et renouvellement urbain), 2000

-loi démocratie de proximité, 2002

 

Chacune de ces lois propose aux collectivités locales maîtres d'ouvrage des outils qui favorisent, au plan local, une politique de développement durable dans le sens des orientations de Rio de 1992.

 

Le terme agenda est à comprendre au sens anglo-saxon du terme, à savoir programme. Celui-ci doit harmonieusement traiter les aspects :

 

-économiques 

-sociaux et culturels

-environnementaux.

 

Enfin un tel projet doit être imaginé avec la plus large participation de la population et des acteurs (associations, entreprises, administrations).

 

Il s’agit de bien comprendre en effet que si, au final, l’Agenda 21 consiste en un plan d'actions programmées, sa méthode d'élaboration est tout aussi importante que son résultat final car, en réalité, les deux sont interdépendants.

 

Gandhi disait : « Les moyens peuvent être comparés à une graine et la fin à un arbre; et il existe le même rapport intangible entre les moyens et la fin qu'entre la graine et l'arbre ».

 

A contrario donc de la doctrine classique de Machiavel, la fin ne saurait justifier les moyens.


Quelle que soit la nature de la structure qui s'engage dans un agenda 21, il s'agit bien de réorienter les actions de celle-ci à la lumière des principes du développement durable. Cela exige comme premier impératif l'implication de toutes les parties prenantes.


Pour une collectivité territoriale, les parties prenantes sont les élus, les services, les « grands acteurs » (associations, administrations, établissements publics, syndicats professionnels…) et bien sûr les citoyens.

 

Le deuxième impératif consiste en la réalisation d'un diagnostic préalable à l'échange avec les parties prenantes, visant à donner à tous un constat commun, une base de travail de laquelle partir.

 

L'ambition d'un tel programme nécessite la mobilisation de tous mais plus particulièrement du plus haut responsable de la structure (directeur, président, maire ou chef de l'entité territoriale…).

 

Cette démarche est itérative, c'est-à-dire pérenne. Un agenda 21 doit être en évolution permanente, pour améliorer son efficacité. D'où l'utilité d'une évaluation continue des actions mises en place qui nécessite une batterie d'indicateurs.

 

B- Les étapes

 

Un agenda 21 local est un processus qui s'élabore le plus souvent sur 3 ou 4 ans. Les principales étapes de sa rédaction en sont le diagnostic, la concertation et l'écriture du plan d'actions.

 

Le diagnostic se compose de deux volets :

 

- un état des lieux du territoire : son histoire, ses ressources, ses atouts, ses faiblesses

- une évaluation des politiques menées au regard du développement durable.

 

Ce double apport donne les informations nécessaires à l'engagement d'un dialogue avec les acteurs du territoire et les habitants.

 

La concertation fait partie intégrante de la démarche[2]. Cela suppose souvent une révolution de la part des institutions dans leur manière de concevoir leur action.

 

L'écriture du plan d'actions doit restituer les propositions émises durant la concertation en les hiérarchisant et en les disposant selon un calendrier, d'où le nom d'Agenda. Le plan doit pouvoir être évalué au moyen d'indicateurs fiables et crédibles.

 

Concrètement, cela signifie que chaque proposition est analysée en termes de pertinence globale et vis-à-vis des compétences de la collectivité, d'incidence financière mais aussi en termes d'impacts environnementaux et sociaux.

 

Ce plan est ensuite soumis aux élus qui le modifient avant de le voter : on entre alors dans la phase de mise en œuvre de l'agenda 21, qui, en théorie, n'est jamais terminée[3].

 

III)                Un Agenda 21 à Aubervilliers

 

A-     Le contexte

 

Dans le cadre d’un Agenda 21 local, notre ville d’Aubervilliers constitue en quelque sorte une « terre de mission », un laboratoire grandeur nature particulièrement pertinent pour la mise en œuvre d’une politique de développement durable :

Pendant des décennies, le territoire a été sacrifié aux impératifs de la croissance économique :

 

- habitat ouvrier de mauvaise qualité

- nombreuses constructions routières et autoroutières

- implantations d’industries lourdes extrêmement polluantes

- transports en commun réduits

 

La liste est loin d’être exhaustive mais ces choix, auxquelles on peut ajouter un contexte de crise économique quasi permanent depuis 1973, ont engendré pollution des sols, nuisances sonores importantes, pollution de l’air, précarité énergétique, niveau élevé de chômage, précarisation et phénomènes d’insécurité en augmentation, inhérents à cet état de fait, manque de commerces de qualité, crise du logement, insalubrité, problèmes de santé, etc.

 

Ces phénomènes constituent aujourd’hui le lot quotidien d’une bonne partie des Albertivillariens. L’Agenda 21 local est à cet égard un outil pertinent pour soigner les effets dévastateurs des choix économiques effectués sur ce territoire depuis des décennies.

 

B-    La méthodologie

 

1.      Le principe de subsidiarité pour une bonne articulation des territoires

 

Aubervilliers est à l’initiative et fait partie depuis l’an 2000 de la communauté d’agglomération de Plaine Commune, qui regroupe huit villes du département de la Seine-Saint-Denis (Aubervilliers, Épinay-sur-Seine, La Courneuve, L’Île-Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains et Villetaneuse).

 

Plaine Commune s’engage dans un Agenda 21 local, de même que certaines de ses communes constitutives qui ont montré leur volonté d’adopter une stratégie active en matière d’Agenda 21. C’est le cas de L’Ile Saint-Denis, de Saint Denis, de La Courneuve, de Pierrefitte, de Stains qui a déjà entamé les démarches plus avant et maintenant d’Aubervilliers.

 

Une question majeure consiste donc à savoir quelle articulation mettre en œuvre entre les différents agendas 21 d’échelon communal avec celui de la communauté d’agglomération de Plaine Commune, sachant que les compétences sont « partagées ». Il est donc proposé une approche permettant la réelle mise en œuvre du principe de subsidiarité, à l’image de ce qui existe entre l’Union européenne et ses Etats membres. Le principe de subsidiarité est un principe juridique et politique selon lequel la responsabilité d'une action publique, lorsqu'elle est nécessaire, doit être allouée à la plus petite entité capable de résoudre le problème d'elle-même. C’est tout simplement la recherche du niveau pertinent d'action publique.

 

Il s’agit d’avoir une approche stratégique en réalisant une action de développement durable à l’échelle de territoire où elle aura le plus d’efficience. Les agendas 21 locaux sur Plaine Commune peuvent ainsi être menés de front dans l’articulation la plus complète qui soit.

 

Le rapport d’ores et déjà élaboré par Plaine Commune en janvier 2008 propose que le diagnostic, les actions de formation / sensibilisation et les premières réflexions sur les enjeux et les orientations soient communs aux deux échelles communale et intercommunale.

 

La stratégie et le plan d’action seraient quant à eux du ressort de chacune des entités administratives en fonction des compétences et des politiques de chacune.

 

2.      Les documents sur lesquels s’appuyer


Concernant la phase de réalisation du diagnostic, il ne s’agit certainement pas de repartir de zéro au prétexte de la mise en place d’un outil Agenda 21 local. Il faut au contraire s’appuyer sur les nombreux documents existants et les articuler entre eux par le biais de l’approche développement durable de l’Agenda 21.

 

Ainsi les bases de travail en terme de documents cadres stratégiques sont multiples:

 

-Le SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) en matière d’organisation du territoire

-Le PCE (Plan Climat Energie) en matière de gestion des économies d’énergie

-Le PLH (Plan Local de l’Habitat) en matière de logement

-Le CUCS (Contrat Urbain de Cohésion Sociale) en matière d’évaluation des besoins et mobilités sociales

 

Ou encore en matière purement économique :

 

-Le Schéma de Cohérence Commercial

-Le Schéma Directeur Hôtelier

-Le Plan Pour L’Emploi, etc.

-L’objectif de l’Agenda 21 n’est certainement pas de se substituer à tous ces documents, il n’y a pas de temps à perdre, mais de leur proposer un cadre, une cohérence stratégique.

 

Mais l’Agenda 21 se réservera toutefois quelques actions spécifiques pour garantir cette cohérence au moyen d’un cadre d’orientations stratégiques et d’un plan d’actions.

 

3.      Les étapes de l’élaboration

 

Les étapes successives d’un Agenda 21 sont :

 

- Le lancement de la démarche : recherche d’un bureau d’étude, montage des instances de concertation et de pilotage

 

- La réalisation d’un diagnostic prospectif

 

- L’établissement d’une stratégie et d’un plan d’action

 

- La mise en place d’outils de suivi / évaluation.

 

L’objectif est que la démarche soit complètement lancée au cours du deuxième semestre 2009 pour aboutir en fin d’année 2010.

 

4.      Un fonctionnement transversal

 

Le lancement et la mise en œuvre de l’Agenda 21 d’Aubervilliers nécessitent une approche transversale, décloisonnée des missions de chacune des directions, de chacun des services de la ville. Cela constitue une nouvelle approche, une nouvelle philosophie.

 

Chaque direction, chaque service, chaque agent doit intégrer le développement durable dans l’ensemble de ses missions. Le pilotage doit donc être situé à un niveau qui permette l’autorité nécessaire, donc au niveau du collectif de la direction générale.

 

5.      Un budget spécifique

 

Un chargé de mission Agenda 21 est d’ores et déjà envisagé au niveau de Plaine commune pour 2009 qui se consacrera entièrement à la mise en place de l’Agenda 21 communautaire. La question qui se pose alors est de savoir si Aubervilliers doit avoir un chargé de mission qui se consacrerait à plein temps à la déclinaison albertivillarienne de l’Agenda 21 réalisé par Plaine Commune. La question n’est pas encore tranchée.

 

Au-delà d’un poste, une enveloppe budgétaire minimale est à envisager pour lancer rapidement la phase de diagnostic, puis le travail d’élaboration, en concertation la plus large possible avec les habitants. Des réunions publiques Agenda 21 devront donc être organisées tout au long du processus, impliquant également un coût.

 

Au niveau de Plaine Commune, le coût total de l’élaboration de son Agenda 21 communautaire a été estimé à 200 000 euros répartis sur deux exercices budgétaires (2009 et 2010). Pour Aubervilliers, toujours selon  le principe de subsidiarité, le coût de la phase d’élaboration de l’Agenda 21 local sera donc par définition nettement moindre. Surtout, une optique de développement durable appliquée dans tous les secteurs procure à moyen et long terme des gains économiques et sociaux certains.

 

6.      Le cadre de référence

 

La France a adopté en 2003 sa Stratégie Nationale du Développement Durable (SNDD) se fixant comme objectif la mise en place de 500 agendas 21 en 5 ans. Une circulaire datée du 13 juillet 2006 met en place un cadre de référence pointant 5 finalités :

 

- lutter contre les changements climatiques,

 

- conserver la biodiversité et protéger les milieux,

 

- promouvoir la cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et les générations,

 

- viser l’épanouissement de tous les êtres humains sans hypothéquer sur la possibilité des générations futures de le faire également

 

- engager une dynamique de développement des modes de production et de consommation responsables (moins polluants et non prédateurs en terme des ressources et de milieux).

 

Cinq éléments déterminants y sont également avancés : participation des acteurs / coproduction, organisation du pilotage, transversalité, évaluation, stratégie d’amélioration continue.

 

Depuis le Grenelle de l’environnement, qui malheureusement ressemble de plus en plus à une coquille vide (on pouvait raisonnablement s’y attendre), tous ses éléments ont été réaffirmés en principe, même si dans les faits les projets d’infrastructures en cours ou à venir ne sont guère pour nombre d’entre eux grenello-compatibles[4].

 

7.      Premier acte

 

-Travailler en partenariat avec l’ARENE

 

L’Agence Régionale de l’Environnement et de l’Energie a été sollicitée par Plaine Commune pour apporter son aide au cadrage de la démarche d’Agenda 21 en lien avec les villes volontaires. Une prestation de 5 jours est prévue ce mois de janvier 2009, ponctuée de rencontres avec les élus et d’analyse des documents existants. Les éléments glanés lors de ces journées permettront d’affiner les différents éléments de cadrage d’ores et déjà décrits.

-Elaborer l’Agenda 21 local en collaboration constante avec le Conseil général

 

L’assemblée départementale du Conseil général de Seine-Saint-Denis a adopté, le 18 décembre 2008, la première étape d’un Agenda 21 départemental, mené en partenariat avec le cabinet ACADIE, le Conseil de développement durable et des habitants du département.

 

L’Agenda 21 albertivillarien devra prendre en compte les différents aspects soulignés par le travail du Conseil général en la matière.   

 

-Travailler de concert avec Plaine Commune et la région Ile de France

 

La Région Ile de France a ouvert un appel à projet en faveur des Agendas 21 locaux afin d’encourager leur développement. Une session est ouverte dont la date limite est le 1er mars 2009. Il est envisagé d’y déposer un dossier commun avec la communauté d’agglomération et les villes volontaires qui la composent (pour le moment L’Ile Saint-Denis, La Courneuve, Pierrefitte, Saint Denis et Aubervilliers). Cette démarche permettra d’obtenir une subvention majorée venant encourager cette approche mutualisée. La base pour Plaine commune est de 70.000 euros pour la phase de diagnostic et de 100.000 euros pour la stratégie et le plan d’action.

 

Conclusion :

 

Au vue de ces différents éléments, il est demandé au Bureau Municipal :

 

- d'acter le lancement de l'Agenda 21 albertivillarien,

 

- d'approuver les premiers éléments de cadrage en lien avec la mise en place de l'Agenda 21 Communautaire et des autres villes volontaires de l'agglomération,

 

- d'autoriser le dépôt d'un dossier commun, au nom de Plaine Commune, auprès du Conseil Régional D'Ile De France, dans le cadre de l'appel à projet Agenda 21 ».



[1] Extrait du chapitre 28 : « les collectivités locales jouent, au niveau administratif le plus proche de la population, un rôle essentiel dans l'éducation, la mobilisation et la prise en compte des vues du public en faveur d'un développement durable ».

[2] C’est la notion de « gouvernance ».

[3] Principe de l'amélioration continue, et de l'adaptation au contexte changeant

[4] Voir à ce propos le site de l’Alliance pour la Planète :  http://www.lalliance.fr/

 

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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /2009 11:07

Article paru dans le journal Métro du 20 janvier 2009.

A l'initiative des élus Verts, la ville d'Aubervilliers se mobilise pour la biodiversité et s'engage en signant la déclaration du compte à rebours 2010 pour la biodiversité initiée par l'Union mondiale pour la nature. Une note sur cette question sera présentée au prochain bureau municipal par Jean-François Monino, maire-adjoint en charge de l'Agenda 21.



«Après le climat, la biodiversité est notre plus grand défi»

Interview de Sébastian Winkler, responsable du « compte à rebours » pour la biodiversité au sein de l’IUCN (Union mondiale pour la nature).


Sébastian Winkler, responsable du « compte à rebours » pour la biodiversité au sein de l’IUCN (Union mondiale pour la nature). L'UICN est la principale ONG mondiale consacrée à la cause de la préservation de la biodiversité. Elle réunit 83 États, 114 agences gouvernementales, plus de 800 ONG et plus de 10 000 experts et de scientifiques de plus de 180 pays.  Photo : DR

Les collectivités s'engagent en Ile-de-France


Réunies par Natureparif, l’agence régionale pour la Biodiversité en Ile-de-France, et en présence de Monsieur Sebastian Winkler, responsable international pour le Count-Down 2010, initié par l’UICN (Union Mondiale pour la Nature), des élus franciliens ont signé ce mardi la Déclaration du Compte-à-rebours 2010 exprimant ainsi leur mobilisation face au déclin de la Biodiversité. Lors d’une cérémonie officielle Natureparif a accueilli les premières collectivités signataires : Arcueil (94), Aubervilliers (93), Auvers-sur-Oise (95), Cesson (77), Champagne sur Seine (77),  Chelles (77), Conflans-Sainte-Honorine (78), Coubron (93), Fontainebleau (77), Marcoussis (91), Méry-sur-Oise (95), Paris (en cours de délibération), Savigny-le-Temple (77), Saint Rémy les Chevreuse (78) ainsi que le Conseil Régional d’Ile-de-France et le Conseil Général de Seine Saint-Denis.
 


NATUREPARIF


Outil de partage de la connaissance au service de la préservation de la nature et de la biodiversité en Île-de-France, Natureparif rassemble de nombreux acteurs dont la Région, l’Etat, des collectivités territoriales, des associations de protection de l’environnement, des Fédérations et des entreprises. Natureparif est la première agence en Europe qui s’intéresse à la nature et à la biodiversité à un niveau régional.
 

-"Qu’est-ce que c’est le « Compte à rebours 2010 » ?


-Le « compte à rebours 2010 » a été décidé premièrement en Europe en 2001 au sommet de Gothenburg où les chefs d’Etat  ont décidé d’arrêter la perte de biodiversité d’ici à 2010. Puis au sommet mondial de la Terre de Johannesburg en 2002. Je crois qu’après le réchauffement climatique,  la biodiversité est notre plus grand défi. Aujourd’hui, selon les statistiques, on perd 150 espèces par jour. Et au niveau européen, selon la Commission, il y a 80% des écosystèmes dans des conditions de préservation défavorables. C’est une grosse crise.

-La perte de biodiversité qu’est ce que cela implique pour l’homme ?


-La biodiversité est le fondement de tout développement économique. La nature nous rend d’innombrables services comme la filtration des eaux, de l’air, la pollinisation. On est en train de perdre cette richesse et des solutions potentielles de développement futur. Si on regarde par exemple le secteur de l’innovation technologique, ils s’inspirent souvent des mécanismes qu’on trouve dans la nature. Dans une étude globale réalisée par sir Nicolas Stern sur les conséquences économiques du réchauffement climatique, on estime que le coût de l’inaction vis-à-vis de la perte de biodiversité, nous serait de 6% de notre PIB.


-On est en janvier 2009… il nous reste à peine deux ans pour agir. Comment arrêter la perte de biodiversité d’ici-là ?


-Ce que le « compte à rebours » essaie de faire est de mobiliser tous les acteurs. Même si c’est une décision des Etats, ceux-ci ne peuvent pas atteindre ces objectifs tous seuls. Il faut donc fédérer les autorités locales, comme aujourd’hui à Paris. En signant la Déclaration du Compte-à-rebours 2010 pour la Biodiversité, des collectivités locales franciliennes s’engagent et témoignent de leur volonté d’enrayer la perte de la Biodiversité. Comme c’est le cas au Danemark où un maire sur cinq a signé la déclaration. Il faut sensibiliser et agir. Depuis 2007, plus de 50% de la population mondiale vit en ville. Ces populations se concentrent sur 2% de la superficie de la planète, mais en consomment 75% des ressources naturelles.  On a donc ciblé la population urbaine alors que traditionnellement le mouvement de la conservation a toujours travaillé là où il y avait la biodiversité, à l’extérieur des villes. Mais ce n’est pas là que les décisions sont prises pour l’avenir de la planète.


Est-ce qu'on peut y arriver?

-Le compte à rebours ne veut pas ajouter de problèmes, mais démontrer qu’il y a des solutions. On a fait des progrès, mais il reste beaucoup de choses à faire. Les négociations ont déjà débuté pour l’après 2010 avec l’idée de mettre en place des mesures plus concrètes. Comme pour le protocole de Kyoto pour le réchauffement climatique, des mécanismes de marché seront mis en place pour la biodiversité afin d’encourager les investissements.

-On entend souvent dire que les espèces ont toujours disparu. En quoi la situation serait-elle différente aujourd’hui ?


-En 2005, une étude globale regroupant le travail de 1300 experts des plus renommés a établi que la perte de biodiversité, qui certes a toujours existé, s’enchaînait à un rythme de 100 à 1000 fois supérieure à celle de la disparition naturelle des espèces."  

Par Jeff - Publié dans : Environnement
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /2009 11:15


Les Verts d'Aubervilliers

Communiqué de presse

Mercredi 7 janvier 2009

 

Face au grand froid, économisons l’énergie !

 

La France connaît actuellement une vague de grand froid provenant de Sibérie et de Scandinavie, entraînant sur l’ensemble du pays des températures glaciales (entre -5 et -10 degrés) pour au moins toute la semaine. Cette situation météorologique entraîne une augmentation énorme de la consommation électrique nationale (elle a atteint un pic historique de 91 500 mégawatts hier soir, mardi 6 janvier, à 19 h, qui devrait être dépassé dès ce soir).

 

Ce type de situation est tout de même prévisible en hiver. Mais faute de volonté politique pour tenter de maîtriser l’énergie en amont de ces périodes de pointe, la France s’oblige à recourir à des moyens de production polluants et particulièrement onéreux pour se chauffer : le pays ayant privilégié depuis des décennies le nucléaire pour sa production d’électricité, ce gaspillage électrique généralisé en cette période de grand froid entraîne la production de déchets radioactifs et l’émission de gaz à effet de serre.

 

C’est pourquoi des associations environnementales (Agir pour l'Environnement - Les Amis de la Terre - Réseau Action Climat - Réseau Sortir du Nucléaire - Action Consommation - Résistance à l'Agression Publicitaire - Intelligence Verte) appellent depuis ce matin l’Etat, les collectivités locales, de même que tous les citoyens, à participer à l’opération « trois heures pour ma planète » en reportant toutes les consommations électriques inutiles entre 17h et 20h tous les jours ouvrables de cette semaine : il s’agit notamment d’arrêter les panneaux publicitaires lumineux et déroulants, les éclairages de Noël, les lave-linge et sèche-linge, les ordinateurs, les écrans en veille, etc. Les Verts d’Aubervilliers soutiennent tout naturellement cette action et en appellent à la municipalité, aux commerçants et aux citoyens albertivillariens afin de se montrer particulièrement vigilants et économes en matière d’énergie durant cette semaine.  

 

Au-delà de ces actions ponctuelles, il apparaît urgent d’abandonner enfin le chauffage électrique, véritable gouffre économique et énergétique qui provoque ces pics de consommation et des factures douloureuses pour les plus modestes, et de prévoir des campagnes de prévention de l’Etat en amont pour ne pas répondre systématiquement dans l’urgence.

 

Il est grand temps de s’engager enfin dans une véritable politique de sobriété et d’efficacité énergétique compatible avec les critères du développement durable, censés être pris en compte notamment par le Grenelle de l’environnement.

 

Pour plus d’infos, veuillez contacter Frédéric Garnier au 06 13 97 25 84 ou Benjamin Joyeux au 01 48 39 50 43.    

Par Jeff - Publié dans : Environnement
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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /2008 10:52


Pour les fêtes, voici un guide indispensable édité par Greenpeace. Il vous permettra de préparer votre réveillon de Noël en étant sûr de ne pas ingurgiter d'organismes génétiquement modifiés (OGM).


Car le marché se partage clairement entre les filières dont les animaux sont nourris aux OGM et celles qui font l'effort de les exclure, le bio, certains labels de qualité...

Après la lecture de ce guide, vous pourrez effectuer vos achats de Réveillon en toute quiétude.

Guide consultable en ligne à cette adresse

Joyeux Noël sans OGM!

Et à la rentrée pour une nouvelle année solidaire sur une planète durable

Par Jeff - Publié dans : Environnement
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /2008 11:31

Un débat sur la gestion de l’eau a donc eu lieu hier soir, mardi 9 décembre 2009, à la mairie d’Aubervilliers, en présence d’Anne Le Strat (photo), présidente d’Eau de Paris et adjointe au Maire de Paris, Jean-Luc Touly, président de l’ACME (association pour un contrat mondial de l’eau) et militant Vert, et Philippe Monges, conseiller communautaire délégué en charge de l’eau et de l’assainissement à la communauté d’agglomération de Plaine Commmune.



Les élus d’Aubervilliers Jean-François Monino (en photo avec Jean-Luc Touly) et Véronique Le Bihan étaient modérateurs durant le débat, auquel ont participé des Albertivillariens, dont un chercheur de chez Veolia qui a porté la contradiction, mais qui a eu mal à partir face à la détermination d’Anne Le Strat, en passe de réussir son pari de remunicipaliser toute la gestion de l’eau à Paris, et face à l’expérience de Jean-Luc Touly, qui fut comptable chez Veolia et fut licencié en fanfare après avoir dénoncé certains agissements de la multinationale.  


Alors que le vote au Syndicat des Eaux d’Ile de France (SEDIF) doit avoir lieu demain, le 11 décembre 2008, pour décider du futur mode de gestion de l’eau, les Verts d’Aubervilliers et l’ensemble de la majorité municipale se sont clairement exprimés : la gestion de l’eau ne doit plus être confiée à une société privée mais passer en régie directe, pour un véritable service public de l’eau.


Les citoyens, militants et associations concernés par la question sont donc invités à se rendre demain en nombre au lieu du vote du SEDIF, à partir de 10h, afin de placer au maximum le comité syndical sous contrôle citoyen.


Adresse :


Usine d’eau Edmond Pépin, 2 avenue Guynemer, 94 600 Choisy-Le-Roi. Accès RER C arrêt Choisy-Le-Roi.



Un Prochain débat sur l'eau aura lieu à partir de 20h, également en mairie, le jeudi 18 décembre 2008, en présence du célébre écrivain Erik Orsenna, auteur de "L'avenir de l'eau", publié tout récemment chez Fayard.



Par Jeff - Publié dans : Environnement
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /2008 10:47

Polluée par les activités humaines, pillée par des multinationales, première victime du réchauffement climatique, l’eau est le meilleur baromètre pour constater l’état de santé de notre planète. Et l’eau est en danger ! En France, l'eau devient de plus en plus chère, et la responsabilité semble en incomber aux multinationales du secteur.

 

Le Syndicat des Eaux d’Ile-de-France (Sedif), doit décider du futur mode de gestion de l’eau le 11 décembre prochain. Il a délégué à Veolia depuis 1962 la gestion de l’eau. Le choix est clair : soit continuer à confier cette gestion à une société privée, soit opter pour un véritable service public de l’eau. Paris a déjà opté pour la 2ième solution. Tous les Albertivillariens sont concernés par la question. 

 

Ainsi la municipalité vous invite à participer à une grande soirée débat autour de la gestion de l’eau et de ses enjeux, en présence des élus et

 

Avec comme invité(e)s :

 

-Anne Le Strat, présidente d’Eaux de Paris, adjointe au maire de Paris en charge de l'eau

-Jean-Luc Touly, président de l’ACME, association pour le Contrat Mondial de l’Eau

-Philippe Monges, Conseiller communautaire délégué à l'eau et à l'assainissement

 


à la mairie d’Aubervilliers, 2 rue de la Commune, le 9 décembre 2008, à partir de 20h30.

Par Jeff - Publié dans : Environnement
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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /2008 11:41


(J'ai participé à cette action)

Paris, le 17 novembre 2008

Communiqué Greenpeace:

Alors que s'ouvre aujourd'hui à Marrakech l'assemblée annuelle de l'ICCAT (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique), quinze militants de Greenpeace ont déversé, ce matin à 9h30, cinq tonnes de têtes de thon rouge rue de Varenne, devant le ministère de l'agriculture et de la pêche. Greenpeace dénonce l'irresponsabilité de la France et de son ministre chargé des pêches, M. Barnier, qui refuse de soutenir la seule mesure qui permettrait de sauver une ressource millénaire pour les peuples méditerranéens : la fermeture de la pêche.

« Si des mesures drastiques ne sont pas prises cette semaine, les pays membres de l'ICCAT porteront la pleine responsabilité de la disparition d'une des plus importantes et des plus rentables pêcheries de notre époque ! déclare François Chartier chargé de campagne océan de Greenpeace France. La France, l'un des principaux pays pêcheurs, s'obstine dans une position irresponsable qui pourrait se résumer par «  tout sauf la fermeture ». Il est temps pour M.Barnier d' assumer ses responsabilités et de se prononcer pour la seule décision qui permette d'éviter l'effondrement du stock de thon rouge. »

La France assure actuellement la présidence tournante de l'Union européenne : elle a une responsabilité majeure dans la position qui sera défendue à Marrakech par l'Europe.

L'ICCAT est une organisation internationale où siègent les délégations de 45 pays, dont celle de l'Union Européenne. En privilégiant depuis des années les intérêts à court terme de la pêche industrielle, la gestion de la pêcherie du thon rouge sous l'égide de l'ICCAT a conduit le stock au bord de l'effondrement. En 2006, après des années de surpêche, l'ICCAT a adopté un supposé plan de sauvetage qui définissait notamment un maximum autorisé de captures de 29 500 tonnes (alors que son propre comité scientifique recommandait un maximum de 15 000 tonnes...). En 2007, année d'entrée en vigueur de ce plan, la bagatelle de 61 000 tonnes ont été pêchées. La moitié des prises sont illégales. En septembre dernier, un audit réalisé par des experts indépendants mandatés par l'ICCAT a dénoncé une « parodie de gestion en matière de pêcheries ».

« Nous n'avons plus de temps si nous voulons encore du thon en Méditerranée, ajoute François Provost, chargé de campagne océan de Greenpeace International, qui participe à la réunion de Marrakech. L'ICCAT se trompe sur toute la ligne. Son soi-disant « plan de sauvetage » est en lambeaux. La pêcherie est complètement hors de contrôle et les zones de reproduction sont vidées chaque année alors qu'elles devraient être protégées. »


Greenpeace demande à l'ensemble des membres de l'ICCAT de se prononcer pour la fermeture immédiate de la pêcherie du thon rouge.


Greenpeace fait campagne pour la création d'un réseau mondial de réserves marines couvrant 40% des mers du globe, une mesure essentielle pour pouvoir véritablement protéger les mers des ravages du changement climatique, restaurer les stocks sauvages de poissons et maintenir en vie les écosystèmes marins.

Elle ne devra pas rouvrir avant que :

- des réserves marines soient mises en place pour protéger les zones de reproduction ;
- la capacité de pêche soit réduite à un niveau durable ;
- un nouveau plan de gestion en accord complet avec les recommandations des scientifiques soit adopté et pleinement implanté.

Par Jeff - Publié dans : Environnement
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