La Seine-Saint-Denis aujourd’hui
Un potentiel énorme…
- C’est le département d’Ile-de-France qui compte la part la plus élevée de jeunes de moins de 20 ans. Un atout précieux au moment où la génération du babyboom part
à la retraite.
- C’est le département de la petite couronne qui dispose des réserves foncières les plus importantes, donc le plus capable de « muter » dans
l’avenir.
- C’est le département de la région parisienne où les créations d’entreprises et le taux des investissements privés sont les plus importants.
… mais une population qui va mal
- C’est le département
qui affiche le taux de chômage le plus élevé de la région (11,5% de la population active contre 8,1%, en moyenne, en Ile-de-France) et la hausse la plus forte du nombre d’allocataires du RMI sur
ces cinq dernières années.
- C’est le département dans lequel le nombre de foyers
non imposables a progressé le plus vite sur la dernière période, tout comme le nombre de familles monoparentales.
Clairement, la course de vitesse est engagée entre la possibilité d’un décollage et le risque d’un décrochage. Nous voulons et nous allons, avec votre soutien,
exploiter le potentiel de ce territoire bien plus qu’il ne l‘a été à ce jour pour en faire bénéficier, réellement et à plein, la population de Seine-Saint-Denis avant qu’elle ne soit trop
précarisée.
L’effort à faire pour le logement
Face à un marché immobilier parisien qui est devenu fou et au regard de l’ampleur du nombre de demandeurs d’un logement social en Ile-de-France (374 000 !), la
question, désormais, nécessite une véritable mobilisation.
Nous proposons d’augmenter significativement les moyens départementaux consacrés à la construction neuve, et de réviser, en ce qui concerne le parc privé,
les conditions de participation du Conseil général aux Opérations programmées d’amélioration de l’habitat (OPAH). Avec des critères pour favoriser les villes les plus en difficultés. Une
mesure qui bénéficiera, au premier chef, à une commune comme Aubervilliers, où subsiste de nombreuses poches d’habitat dégradé.
Nous proposons, pour contribuer à la diversité des logements dans toutes les communes du département, que le Conseil général réduise ses subventions
d’équipement aux villes qui ne respectent pas l’objectif fixé par la loi de solidarité et de renouvellement urbain (20 % de logements sociaux au minimum dans chaque commune). Que l’effort soit
partagé d’Aubervilliers au Raincy…
Nous proposons, enfin, que le Conseil général soutienne les bailleurs dans un effort spécifique en faveur des jeunes qui cherche un premier
appartement.
Au-delà de ces mesures, la question d’une répartition plus équilibrée des logements sociaux au plan régional devra être posée fortement.
Contribuer au renouvellement urbain
Les programmes de rénovation urbaine (PRU), contractualisés entre les communes et l’Etat, prévoient, en Seine-Saint-Denis, la démolition de 14 656 logements (dont 11
367 logements sociaux) et la reconstruction de 18 192 logements neufs (dont 14 237 logements sociaux). Ce sont 68 quartiers dans 27 communes qui seront concernés.
Parce qu’il s’agit d’un engagement significatif en faveur des quartiers en difficulté, Le Conseil général doit, au-delà de tout a priori politique,
accompagner plus fortement ces PRU en accroissant sa participation financière à ces opérations.
Se déplacer plus facilement
L’amélioration des transports en commun dans le département revêt un triple enjeu : économique, social et environnemental.
Le Département a vocation à accompagner la réalisation ou la modernisation des grandes infrastructures vitales pour son développement et la qualité de vie de sa
population.
Nous voulons :
- Le prolongement de la
ligne 12 du métro à la Mairie d’Aubervilliers puis jusqu’à la gare RER Aubervilliers-La Courneuve, en connexion avec le tramway T1.
- Le prolongement du T1
depuis Saint-Denis en direction de Nanterre et depuis Noisy-le-Sec en direction de Fontenay-sous-Bois.
- Le prolongement de la
ligne 11 du métro depuis la mairie des Lilas jusqu’à Rosny-sous-Bois.
- La création d’une
liaison fluviale sur le canal de l’Ourcq et du canal Saint-Denis, au départ de la place Stalingrad à Paris.
Le Département doit également faire plus d’efforts pour contribuer à la qualité et à la sécurité des lignes de bus existantes.
Nous proposons, aussi, d’accélérer la mise en œuvre du Schéma départemental des itinéraires cyclables et de le coupler, en coordination avec les
communes, avec une offre type Vélib’.
En faveur d’un développement durable
Nous proposons l’instauration :
- D’une aide aux
communes pour la réalisation de bilans énergétiques.
- D’une aide aux
particuliers pour l’achat d’appareils à faible consommation d’énergie.
- D’une
participation financière en cas d’installation d’équipements particuliers ou collectifs utilisant l’énergie solaire.
- D’une aide aux
offices HLM bailleurs sociaux et copropriétés en difficulté pour la création de médiateurs de l’eau, et pour la mise en place de régulateurs de débits.
- D’une aide à
l’équipement de récupérateurs d’eau de pluie.
Nous nous proposons, enfin, de sensibiliser promoteurs et bailleurs pour que les nouveaux programmes de construction de logements s’inscrivent dans le cadre
du développement durable (qualité environnementale et économies d’énergie).
Pour une vraie politique de l’emploi local
Un objectif premier : permettre aux habitantes et aux habitants de la Seine-Saint-Denis au chômage de bénéficier des créations d’emplois et des
recrutements intervenant sur le territoire départemental.
Dans ce cadre, nous signerons des conventions avec les grandes entreprises qui ont vocation à procéder à des recrutements conséquents au cours des prochaines années
(SNCF, RATP, Veolia, Suez, KPMG, etc.).
Nous proposons d’accroître notre engagement en faveur des pôles générateurs d’emplois : La Plaine Saint-Denis ou l’axe Roissy-Bourget, mais sans
délaisser les autres territoires.
Nous proposons, aussi, d’encourager des filières nouvelles à fort potentiel de créations de postes, telle que celle des emplois d’aide à la personne (en
faveurs des personnes âgées, des handicapés, etc.).
L’effort d’insertion en direction des allocataires du RMI sera maintenu à son niveau actuel, mais il aura vocation à être réorienté, dans un souci de meilleure
efficacité.
Les solidarités de la vie
En faveur des bébés :
Promouvoir un service public de la petite enfance, c’est contribuer à l’autonomie des mamans et faciliter leur insertion sur le marché du
travail.
Le schéma départemental de la petite enfance, élaboré en partenariat avec la Caisse d’allocations familiales fixe des objectifs
pertinents tels que la diversification des modes d’accueil, le développement des structures associatives et des crèches d’entreprises.
Nous proposons la mise en œuvre volontariste de ce schéma. Par ailleurs, une réflexion devra être menée avec la CAF pour adapter les horaires aux besoins des
familles (extension des horaires de soirée, par exemple) dans le respect des conditions de vie des enfants.
En faveur des personnes âgées :
La création de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) a beaucoup amélioré la
situation des personnes âgées faisant face à une perte d’autonomie. Elle a consacré le rôle majeur des Conseils généraux dans les politiques publiques en direction
des seniors. Aujourd’hui, près de 15 000 Séquano-dionysiens de plus de 60 ans perçoivent l’APA. Cependant, les critères de participation de l’Etat au financement de cette prestation créent
des inégalités insupportables selon les départements. Alors que la prise en charge par le budget national est en moyenne de 33 % pour l’ensemble du pays, la Seine-Saint-Denis ne bénéficie d’une
dotation de l’Etat qu’à hauteur de 20 % des dépenses qu’elle engage.
Nous ferons pression afin d’obtenir du gouvernement des modalités de compensation plus équitables. Et ce afin d’accompagner encore plus nos aînés.
En faveur des handicapés :
La loi sur le handicap a conféré des responsabilités majeures aux Départements vis-à-vis de ce public.
Nous proposons la construction d’une Maison départementale des personnes handicapées, regroupant, sur un même site, l’ensemble des agents qui travaillent sur
ce secteur, et permettant un accueil de qualité et adapté pour les visiteurs.
Nous proposons de continuer l’effort engagé pour permettre le traitement de chaque nouveau dossier déposé dans un maximum de quatre mois.
La sécurité sans démagogie
En matière de prévention, le travail discret mais important des éducateurs de rue permet de maintenir, pour de nombreux jeunes fragilisés et en situation sociale
difficile, un lien avec l’institution scolaire, les services municipaux ou encore les missions locales. A l’automne 2005, ces éducateurs ont joué un rôle modérateur essentiel. L’effort du Conseil
général en faveur des clubs de prévention sera donc, bien évidemment, poursuivi (avec une quatrième équipe sur le terrain pour Aubervilliers). Toutefois, les résultats des actions menées
apparaissent inégaux selon les villes.
Nous proposons qu’une évaluation objective de ces interventions soit engagée et que les moyens attribués fassent l’objet d’une remise à plat
complète.
Nous rappellerons aussi, avec force, que les interventions des collectivités locales en faveur de la prévention ne dispensent pas l’Etat d’assumer ses missions de
sécurité publique.
A ce titre, nous continuerons d’exiger de sa part des effectifs policiers en nombre suffisant, convenablement formés, correctement encadrés et équipés (une
quarantaine de postes en moins au commissariat d’Aubervilliers sous les derniers gouvernements de droite !). Nous militerons pour le rétablissement, plein et entier, d’une police de
quartier, qu’un certain Nicolas Sarkozy a supprimé…
Nous proposons, également, de développer les actions de soutien à la parentalité avec création de maisons de parents et de lieux d’accueil et d’écoute pour
les jeunes.
L’enjeu des années collège
Ces années-là sont essentielles dans la scolarité de nos enfants. Un premier carrefour dans leur destin qui, mal négocié, peut désorienter toute leur vie.
Nous devrons être, en la matière, d’un engagement particulièrement pertinent.
C’est pourquoi :
- En complémentarité avec les actions menées par les communes et des associations, nous favoriserons la mise en
œuvre d’un grand plan d’accompagnement scolaire et d’aide aux devoirs dans les collèges (En faisant de Jean Moulin, un site pilote en la matière).
- Nous proposons,
dans une période où le gouvernement veut supprimer la carte scolaire, d’utiliser les prérogatives de sectorisation nouvellement dévolues aux Départements afin de contribuer à la mixité
sociale.
-
- Nous proposons
la création d’un fonds d’aide afin d’accompagner les nombreux projets pédagogiques qui constituent la richesse des établissements, grâce un l’investissement d’enseignants motivés (comme le prouve
le travail accompli à Rosa Luxemburg).
Du vert dans la ville
Conçus dans les années 70, accessibles presque uniquement en véhicule, les grands parcs départementaux irriguent peu les territoires communaux sur lesquels ils sont
implantés. Nous voulons faire rentrer les parcs dans les villes en les rendant accessibles par tous les cheminements doux (piétons, vélos), en développant la signalétique et en créant de
véritables coulées vertes reliant les espaces verts entre eux.
Nous proposons une refonte du schéma vert départemental tenant compte de ces nouveaux objectifs. Avec la valorisation de certains sites, comme le parc de la
Poudrerie et la Corniche des forts. Mais aussi une contribution pour que se créent plus de « petits » espaces verts de proximité (10 000 m2 supplémentaires pour
Aubervilliers).
Une politique culturelle accessible à tous
Nous proposons de privilégier, en lien avec les communes, l’offre culturelle de proximité, en particulier les initiatives en direction du jeune
public.
Nous proposons de soutenir les projets d’éducation artistiques pour tous âges.
Nous souhaitons que les équipements culturels de prestige présents sur le département (théâtres, centres de danse, conservatoire, etc.) s’ouvrent à des
collaborations avec des talents locaux.
Vive le sport !
.
Nous proposons d’encourager les actions de professionnalisation des éducateurs et de formation des bénévoles exerçant des responsabilités de
dirigeants.
Nous proposons de contribuer au développement du sport féminin (Aubervilliers fait référence en la matière).
Le secteur handisport devra fait l’objet d’une attention spécifique.
Nous soutiendrons des actions de sensibilisation sur des questions de société qui touchent à la pratique sportive : santé, lutte contre le dopage,
fair-play.
Nous proposons, enfin, de poursuivre les initiatives permettant à la population du département et en particulier à sa jeunesse, de participer à des
évènements sportifs de dimension internationale se déroulant en Seine-Saint-Denis.
Une nouvelle gouvernance
Avec un budget annuel d’environ 1,7 milliards d’euros, le Conseil général de Seine-Saint-Denis dispose de moyens importants. Cet outil au service de la population
est, de notre point de vue, insuffisamment utilisé à ce jour et trop méconnu de nos concitoyens.
Afin de mieux vous informer sur son action :
Nous proposons des retransmissions des séances du Conseil général sur Internet.
Nous en délocaliserons un certain nombre par an pour les faire se tenir dans différentes villes.
Nous voulons mettre sur pied un Conseil général des jeunes, en lien avec tous les collèges du département.
Un nouveau partenariat entre le Conseil général et les autres collectivités locales du territoire que sont les communes et les communautés d’agglomération devra
également voir le jour.
Nous proposons que le Conseil général cherche à fédérer les intercommunalités autour de la mise en cohérence de leurs projets à l’échelon départemental,
plutôt que de les regarder avec crainte.