Des militants de l'organisation écologique Greenpeace sont parvenus mercredi après-midi à perturber le débat sur la prochaine conférence de Copenhague qui se tenait à l'Assemblée nationale. C'est au moment où le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, achevait son discours qu'une bonne dizaine de militants, assis dans les tribunes du public, ont retiré leurs vêtements pour exhiber des tee-shirts noirs siglés «Greenpeace» et ont arboré des banderoles jaunes indiquant «Aux actes, monsieur le président». Fait rarissime, une militante a réussi à descendre, via une corde, jusque dans l'hémicycle au niveau des travées des députés UMP. Elle a été évacuée manu militari tout comme les autres manifestants. La séance a été brièvement interrompue et l'ensemble du public a été évacué. Les députés Verts Noël Mamère et Yves Cochet ont applaudi l'initiative de Greenpeace, avant de réfuter l'accusation de complicité portée contre eux par des députés UMP et NC. Le patron des députés NC François Sauvadet a dénoncé des «pratiques de voyous au sein de l'hémicycle», avant d'annoncer qu'il demanderait des sanctions contre les élus écologistes, citant nommément Noël Mamère. Bernard Accoyer annonce le dépôt de deux plaintes Dans le brouhaha, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a regretté «l'attitude» d'un «certain nombre de collègues élus du peuple», rappelant que les tickets pour les tribunes du public étaient attribués via les députés. Il a ensuite annoncé le dépôt […]
Le prix Pinocchio dénonce les faux verts Bolloré, Total et EDF sont pointés du doigt par Les Amis de la Terre Le groupe Bolloré est dénoncé pour les conditions de travail de sa filiale de plantation d'huile de palme. Photo : AFP Les entreprises communiquent sur le développement durable, mais leurs pratiques ne sont pas toujours à la hauteur. C’est ce que dénoncent les Prix Pinocchio, décernés hier par Les Amis de la Terre, à l’issue d’un vote de 7 500 internautes. Le groupe Bolloré est lauréat dans la catégorie droits humains, pour les mauvaises conditions de travail dans la plantation d’huile de palme de sa filiale Socapalm, au Cameroun. Le prix environnement dénonce le projet « polluant et archaïque » de Total dans le champ pétrolier de Kashagan, au Kazakhstan. Enfin, EDF est pointé du doigt pour « greenwashing », car sa campagne de communication « changer d’énergie ensemble" a coûté plus que son budget de recherche pour les énergies renouvelables. Ce Prix fait déjà changer des choses : le Crédit agricole, nominé cette année, a revendu des actions de l’entreprise Dongfeng, fournisseur des militaires birmans.
Cécile Duflot parle religion vertement interview par Jean-Pierre Denis et Philippe Merlant ENTRETIEN. Cécile Duflot a appris le militantisme à la Joc et à réussi un pari impossible : rassembler les Verts. Pour La Vie elle livre des confessions inattendues. À la veille du Sommet de Copenhague et à 110 jours des régionales, Cécile Duflot, 34 ans, est devenue incontournable. Depuis le succès d’Europe Écologie aux européennes de juin (16,28 % des voix), la jeune patronne des Verts, candidate à la présidence de l’Île-de-France, a pris une stature nouvelle. Rencontre avec une presque « catho de gauche » qui entend concilier une haute ambition pour l’écologie politique avec une certaine modestie. Formée à la Joc, êtes-vous une « catho de gauche » ? Cela fait partie de mon éducation. Et la gauche, et la culture catholique. Une culture particulière puisque j’avais des copines à la Joc qui faisaient le ramadan. Il y avait une dimension d’éducation populaire très forte, plus encore qu’une dimension religieuse, même si l’animateur de notre groupe était prêtre. J’ai aussi fait ma confirmation : je voulais retrouver mon autonomie de décision, puisque je n’avais pas choisi moi-même d’être baptisée. Qu’est-ce que vous avez gardé de ce parcours ? D’abord des valeurs : l’expression « catho de gauche », je l’associe à la solidarité, au partage, à l’éthique de responsabilité. J’ai aussi conservé un attachement au dialogue interreligieux, l’absence d’une vérité absolue, le goût d’un […]
Le député Verts Noël Mamère a jugé digne d'une "république bananière" le cumul de fonctions d'Henri Proglio, "un proche du président de la République", à la tête d'EDF et du conseil d'administration de Veolia Environnement. "En fait, on sait très bien que M. Proglio a voulu garder un contrôle sur Veolia non seulement pour le marché de l'eau mais aussi parce qu'il aurait perdu près d'un million d'euros de stocks options", a affirmé M. Mamère sur France Inter. "C'est une provocation, c'est une insulte à tous ceux qui aujourd'hui basculent dans le chômage et qui ont tant et tant de difficultés pour joindre les deux bouts", a-t-il ajouté. Selon le député de Gironde, il y a "du point de vue du droit, du point de vue de la morale, un problème à ce que la même personne cumule des fonctions dans une très grande société privée et à la tête d'une société publique". Mais "c'est tout à fait typique du sarkozysme", a-t-il enchaîné parlant également de "république bananière". "M. Proglio est un proche du président de la République, donc après l'hyper-président nous avons l'hyper-manager". Quant aux visées de M. Proglio sur Areva, il a jugé que le futur PDG d'EDF "vu sa gourmandise insatiable, est en train de liquider purement et simplement, avec la complicité de l'Elysée, Mme Lauvergeon dont les jours sont sans doute comptés à la tête" du groupe nucléaire français. "C'est surtout que le lobby nucléaire, contrairement à ce qu'il nous raconte, a beaucoup de difficultés", a-t-il aussi […]
Les Amis d’Europe Ecologie, présidés par Gabriel Cohn-Bendit, se réunissent demain pour esquisser les contours de la « maison commune » écologiste de l’après-régionales. Demain, ça va jaser au Petit Journal Montparnasse, à Paris ! Les Amis d’Europe Ecologie, cette association créée après le succès de la liste d’Europe Ecologie (EE) aux européennes, ont en effet décidé de s’y retrouver en formation quelque peu orchestrale afin de préparer l’après-régionales… Dans la perspective, bien sûr, de 2012 et avec une ambition joliment évoquée en sourdine : faire la jonction entre ce groupement et la structure qui pourrait lui succéder. Parmi ses membres figurent dès à présent des membres du Modem ou des personnalités comme Franck Laval (Ecologie sans frontières), qui avait conseillé Nathalie Kosciusko-Morizet lors du Grenelle de l’environnement. Lors de la dernière journée des Amis d’EE, le 27 septembre, son président, Gabriel Cohn-Bendit, dit « Gaby », le frère aîné de « Dany », avait reçu le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, cofondateur de Génération écologie en 1991. Un fait qui n’avait pas manqué de susciter des remarques plus ou moins acerbes de la part de plusieurs cadres Verts, dubitatifs face au « recentrage » d’Europe Ecologie.